Abattoir Levinoff-Colbex: livraisons en baisse de 20 %

L'abattoir Levinoff-Colbex de Saint-Cyrille-de-Wendover survit toujours grâce au... (Perfoto, Ghyslain Bergeron)

Agrandir

L'abattoir Levinoff-Colbex de Saint-Cyrille-de-Wendover survit toujours grâce au soutien du gouvernement, dans l'attente de trouver un partenaire financier.

Perfoto, Ghyslain Bergeron

(Québec) Le nombre de bovins de réforme acheminés à l'abattoir Levinoff-Colbex, propriété de la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ), a chuté de près de 20 % en 2011.

Bien que son président affirme qu'il s'agit d'une situation conjoncturelle touchant tous les abattoirs du Canada, ce n'est pas une très bonne nouvelle pour l'entreprise, qui survit présentement avec le soutien du gouvernement dans l'attente de trouver un partenaire financier.

Les bovins de réforme sont les vaches laitières, vaches de boucherie et taureaux qui ont terminé leur vie utile. Ils sont principalement transformés en viande hachée destinée au marché de la restauration rapide, un produit pour lequel le Québec est un exportateur net, contrairement à celui du boeuf de découpe (steak, rôti, etc.).

L'acquisition de l'abattoir Levinoff-Colbex, à Saint-Cyrille-de-Wendover, au début 2006, s'est faite dans la foulée de la crise de la vache folle qui, en 2003, a entraîné la fermeture des frontières des autres pays aux bovins canadiens et a fait chuter les prix sur le marché intérieur.

Seul abattoir canadien de bovins de réforme d'importance à l'est de l'Ontario, l'équipement a été acheté à fort prix (62,5 millions $) par la fédération affiliée à l'Union des producteurs agricoles. La transaction est contestée par quelques centaines de membres, qui continuent d'acheminer leurs animaux ailleurs, principalement en Ontario.

Baisse généralisée

Le président minimise toutefois les contrecoups de ce boycottage d'une minorité, alors que le Québec compte de 13 000 à 15 000 fermes de bovins. Selon lui, le volume des animaux transigés hors Québec serait d'ailleurs en décroissance. Quant à l'approvisionnement de Levinoff-Colbex, il provient environ pour la moitié du Québec et la moitié des autres provinces, dit-il.

Selon M. Dessureault, la baisse du nombre d'animaux de réforme est généralisée au pays, l'inventaire ayant diminué d'un million depuis 2003. Il croit cependant que le cheptel devrait recommencer à augmenter cette année. L'autre élément influençant cette décroissance est l'augmentation des quotas de lait, qui amène les producteurs à garder leurs animaux plus longtemps, afin d'augmenter leur production.

«Ces variations sont très dommageables pour les produits d'abattage», convient M. Dessureault. C'est dans ce contexte que le gouvernement du Québec tente depuis des mois de trouver un partenaire d'affaires à la FPBQ pour assurer la pérennité de l'abattoir. Le gouvernement garantit depuis plusieurs mois la marge de crédit de 10 millions $ de l'entreprise, afin de lui éviter la faillite.

Selon M. Dessureault, l'annonce d'un partenariat serait pour bientôt.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer