Côte-de-Beaupré: le préfet de la MRC explique vouloir «sécuriser» la zone

Le préfet de la MRC de la Côte-de-Beaupré,... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Le préfet de la MRC de la Côte-de-Beaupré, Pierre Lefrançois, maire de L'Ange-Gardien

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

(Québec) Le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) de La Côte-de-Beaupré croit dur comme fer que l'exclusion de 166 hectares de la zone verte autorisée en mai sur ce territoire aurait pour effet de «sécuriser la zone agricole» restante.

Pierre Lefrançois défend la décision rendue par la Commission de la protection du territoire agricole, qui est aujourd'hui contestée devant le Tribunal administratif. Seulement 5 des 166 hectares autorisés sont effectivement cultivés, rappelle celui qui est aussi maire de L'Ange-Gardien. Dans sa municipalité, illustre-t-il, c'est un «champ de ro­ches» qui serait ainsi ouvert à l'urbanisation. «Même si c'est zoné agricole, il n'y a rien qui peut être cultivé là.»

N'empêche, des citoyens s'inquiè­tent de l'avenir de l'agriculture sur la côte. Outre ceux qui contestent la décision (voir l'autre texte), c'est aussi le cas de Richard Legault, président du comité d'environnement de la Côte-de-Beaupré, et Annie Cantin, présidente du Centre d'interprétation de la Côte-de-Beaupré. «On a de grands dou­tes face à la volonté de protection des terres agricoles et des fonctions liées comme la transformation ou l'agrotourisme», disaient-ils au Soleil la semaine dernière.

Les frères François et Sylvain Laberge, propriétaires de la fer­me Chatel à Boischatel, ne pensent pas autrement. Le dézonage prévoit le passage de deux rues sur une partie boisée de leur ferme laitière. Ce développement aura pour effet de séparer leur terre en trois parcelles, expliquait François en entrevue téléphonique. Une situation qui amè­ne les agriculteurs à douter de la volonté de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) de «mettre l'agriculture au coeur de notre qualité de vie». L'homme de 44 ans disait plutôt se sentir comme l'ennemi qu'on encercle pour mieux l'abattre.

Important producteur maraîcher à Château-Richer, Arthur Cauchon voit quant à lui la situation actuelle de l'agriculture sur la côte comme l'aboutissement d'un désintérêt amorcé depuis une trentaine d'années. Un désintérêt qui a eu pour conséquence «que les gens, les élus, les promoteurs, en ont profité pour développer autre chose que la première vocation».

Développement hétéroclite

Il n'y a pas que l'agriculture qui suscite des inquiétudes à l'est de la capitale. Richard Legault et Annie Cantin plaident aussi pour la protection du patrimoine bâti. Ils dénoncent la construction résidentielle hétéroclite qui a présentement cours le long du boulevard Sainte-Anne, où on a entre autres vu apparaître près d'une dizaine d'immeubles de trois ou quatre étages à L'Ange-Gardien.

Interrogé à cet effet, Pierre Lefrançois a indiqué qu'il ne s'agissait pas d'une orientation généralisée, et que ce type de développement sera limité. Le maire et préfet ne s'inquiète pas de la possibilité que tous ces nouveaux riverains du bruyant boulevard réclament un jour un mur antibruit, à l'instar de ce qui se passe dans d'autres secteurs.

Dans un mémoire déposé cet été à la CMQ, la MRC disait voir dans les appareils de climatisation «une mesure d'atténuation pour les occupants» résidant dans des zones de niveau sonore élevé.

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