Les frites de retour à l'aréna de Lac-Etchemin

L'absence d'un gestionnaire de «casse-croûte santé» force la... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'absence d'un gestionnaire de «casse-croûte santé» force la municipalité de Lac-Etchemin à faire marche arrière enréintégrant la malbouffe dans son aréna, quatre ans après l'avoir expulsée.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

(Québec) Quatre ans après avoir été la première municipalité canadienne à sortir la malbouffe de son aréna, Lac-Etchemin fait marche arrière. Mardi, un appel d'offres a été lancé pour trouver un concessionnaire qui aura toute la latitude pour offrir des frites bien grasses.

La municipalité a dû se résoudre à ce revirement en raison de l'absence totale de réponse à ses démarches destinées à trouver un gestionnaire de «casse-croûte santé», expliquait cette semaine le directeur des loisirs, Jude Émond, en l'absence du maire Harold Gagnon.

L'administration espère néanmoins que le nouvel opérateur offrira aussi des plats santé, en plus des classiques hot-dog-poutine. «Mais ce ne sera pas obligatoire», convient M. Émond.

Le centre sportif ayant ouvert ses portes jeudi, il importe avant tout d'offrir un service de restauration au plus vite. La municipalité est même prête à débloquer quelques dizaines de milliers de dollars pour réinstaller des friteuses. À tout le moins, les affiches incitant à bien se nourrir ou donnant des conseils sur les meilleurs aliments à consommer avant de disputer une partie de hockey demeureront en place, se console le directeur.

Cette modification survient après le retrait, à la fin de la saison dernière, de celle qui avait relevé le défi depuis 2007 d'offrir de bons aliments aux sportifs et à leurs partisans.

Julie Courtemanche, du service de traiteur l'ABC du lunch, ne sentait plus suffisamment l'appui du milieu pour poursuivre ses activités à l'aréna. L'arrivée d'un nouveau conseil municipal, moins enthousiaste que le précédent par rapport à cette démarche, combinée à des pressions pour ouvrir le restaurant en semaine «pour les ligues de garage» qui ne rapportent que quelques dollars pour la soirée, l'ont incitée à laisser tomber.

Formule appréciée

«J'y croyais», dit pourtant celle qui dessert trois écoles secondaires de la Beauce depuis des années. Et selon elle, la réception de la «clientèle de l'extérieur» était très bonne.

«Ceux qui passent leurs fins de semaine dans les arénas [comme les parents qui accompagnent leurs enfants jouant au hockey] adoraient ça.»

Il y a malgré tout eu des difficultés, dont celle de recruter du personnel qualifié. «Il faut cuisiner, et les jeunes étudiantes ne le savent pas.»

Mais si elle avait véritablement senti l'appui de la nouvelle administration municipale, Mme Courtemanche assure qu'elle serait de nouveau là cette année pour offrir ses salades.

Soulignons que, plus tôt cet été, le maire Harold Gagnon avait déclaré à l'hebdomadaire la Voix du Sud ne pas vouloir donner l'impression que la santé et l'alimentation ne sont pas importantes, mais qu'«on ne peut forcer ou imposer un choix aux gens».

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