Les journées de vendredi et samedi ont connu un achalandage monstre. Par contre - lendemain de veille ou temps maussade -, seulement 5000 personnes sont passées au festival de la bière dimanche, selon les estimations de l'organisation.
Les 40 000 verres imprimés cette année n'ont pas tous été vendus, ce qui confirme que les gens visitent le Festibière plus d'une journée.
On sait déjà que des changements seront apportés l'an prochain. «Je ne pense pas qu'ajouter une autre tente serait une option. Il faudra plutôt mieux structurer celles qu'on a présentement», explique Alexandre Caron, copromoteur du Festibière. «Il ne faut pas que ça devienne un amoncellement de tentes.»
L'organisation compte aussi faciliter la circulation en ajoutant des accès aux tentes. «On a beaucoup d'ajustements à faire au niveau technique : changer la configuration des tentes, permettre plus d'accessibilité, agrandir les portes, ajouter quelques bouts de tentes qui vont faire en sorte que ça va déployer l'événement.»
L'éclairage, entre les deux points de vente principaux, sera aussi amélioré puisque les buveurs étaient pratiquement plongés dans le noir, sur la terrasse.
Il n'est «aucunement question qu'on change de site», martèle par ailleurs l'organisateur. Le festival tient notamment à l'avantage de pouvoir utiliser les installations de Plein Art, qui se déroule tout juste avant le Festibière.
Petites craintes
Même s'il n'y a pas eu d'incident, «un moment donné on a regardé ça et on a eu des petites craintes», concède M. Caron. C'est pourquoi vendredi soir, l'organisation a eu le réflexe d'arrêter la vente de verres à 21h30, «pour être sûr qu'il n'y ait pas de débordement», ce qui n'a d'ailleurs pas plu à tous.
Reste que «ce n'est pas un public qui est dangereux», et les lieux ferment rapidement et facilement, à 23h. «Ça prend environ une demi-heure et tout le site est vidé. On annonce des last call à partir de 22h30. Les gens comprennent, les gens vont ailleurs.»
Quelques microbrasseries auront manqué de bière, mais la pénurie n'a pas été celle de l'an dernier.
Le Festibière veut maintenant se «peaufiner». On compte notamment ajouter des zones comme celle de l'Allemagne où l'on vendait des produits typiques, une nouveauté qu'on se promet bien de faire revivre l'an prochain, en attirant d'autres pays dont la bière est réputée.