Deuxième augmentation du prix du lait en six mois

En six mois, les prix minimum du format... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

En six mois, les prix minimum du format un litre sont donc passés de 1,50 $ à 1,54 $ et bientôt à 1,58 $.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

(Québec) Pour la deuxième fois en l'espace de six mois, le prix du litre de lait 2 % sera haussé de 4 ¢ à compter du 1er août, ce qui représente une augmentation de 5,3 %, bien au-dessus de l'inflation annuelle qui devrait se situer cette année entre 2 et 3 %. Coup dur pour les familles.

De façon exceptionnelle, la Régie des marchés agricoles a consenti à une deuxième révision en un an, alors qu'il s'agit habituellement d'un exercice annuel. Conséquence, une hausse de 4 ¢ au 31 janvier et une autre du même montant le 1er août. En six mois, les prix minimum du format un litre sont donc passés de 1,50 $ à 1,54 $ et bientôt à 1,58 $.

Le sac de quatre litres de 2 % sera passé quant à lui de 5,65 $ à 5,81 $ et à 5,98 $.

La Régie explique cette double révision par la hausse qui a été récemment accordée aux producteurs par la Commission canadienne du lait, ce qui se répercute sur toute la chaîne.

Double calcul

Les prix minimum et maximum du lait sont basés sur un double calcul qui tient compte, d'une part, du prix payé aux producteurs et, d'autre part, de la variation des autres coûts (électricité, main-d'oeuvre et loyer) pour les laiteries, les distributeurs et les détaillants. L'exercice est donc purement mathématique, ce que déplorent les associations de consommateurs.

Pour Richard Dagenais, de l'Association d'économie familiale (ACEF) de Québec, huit cents en si peu de temps, c'est nettement trop.

Avant 1996, dit M. Dagenais, l'évaluation était basée sur les coûts de l'industrie, et «on observait que le lait montait moins vite que l'Indice des prix à la consommation». Mais depuis, ce sont des formules d'indexation prédéterminées, ce qui a modifié les résultats.

Absences à la table

La dernière audience de la Régie, qui a eu lieu mardi, s'est déroulée en présence des laiteries, des détaillants et des producteurs, mais en l'absence des distributeurs et des associations de consommateurs, bien que tous aient été invités. Cette absence à la table peut-elle avoir eu un effet négatif pour les consommateurs?

Pas vraiment, croit M. Dagenais. «Le prix aux producteurs est décidé à l'échelle nationale, et les autres coûts par des formules [préétablies]. Ça ne laisse pas beaucoup de marge de manoeuvre pour les consommateurs.»

Les associations ont déjà demandé des changements, dit-il, «mais ça n'a rien donné, la Régie protège davantage les marchés et les entreprises».

À noter que l'industrie et les détaillants veulent aussi des modifications au mécanisme de fixation des prix, pour accroître leur propre part de revenus. La Régie se dit prête à entendre leurs arguments.

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • Nouvelle hausse du prix du lait?

    Agro-alimentaire

    Nouvelle hausse du prix du lait?

    Après une hausse de quatre cents en janvier, le prix du litre de lait pourrait de nouveau augmenter le 1er août au Québec. La Régie des marchés... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer