Étiquetage des OGM: tous les espoirs sont permis

Le maïs a été une des premières cultures... (Photothèque La Presse)

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Le maïs a été une des premières cultures à être modifié génétiquement pour résister aux insectes nuisibles.

Photothèque La Presse

(Québec) Tous les espoirs sont maintenant permis pour ceux qui favorisent l'étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM). Après des années de stagnation sur ce dossier, un comité des Nations unies a finalement opté mercredi à Québec en faveur de la reconnaissance d'une telle démarche. Si cette proposition est adoptée, les pays qui veulent rendre l'étiquetage obligatoire seront à l'abri des poursuites des grandes compagnies.

Le Comité du Codex sur l'étiquetage des denrées alimentaires, réuni pour la semaine à Québec, se penchait pour énième fois sur le sujet depuis 1991. À ce jour, toute entente avait été impossible, en raison de l'opposition de quelques pays, dont le Canada, les États-Unis et l'Argentine.

Mardi, le Regroupement québécois contre les OGM (RQcOGM) avait demandé au Canada d'adopter une position ralliant une majorité de pays. Cette rencontre était en outre celle de la dernière chance, car à défaut d'une entente, le président du Comité avait indiqué que le sujet pourrait être abandonné, indiquait Michael Hansen, de l'organisation Consumers International, qui assistait aux délibérations.

Finalement, un document a été adopté, et sera acheminé à Commission du Codex Alimentarius de l'ONU, qui établit les normes alimentaires internationales pour ses 184 pays membres. Ces normes demeurent volontaires, mais la plupart des pays s'y plient, car c'est à elles que se réfère l'Organisation mondiale du commerce lors de litiges commerciaux.

Selon M. Hansen, il y a de fortes chances pour que la Commission se range à l'avis du Comité. Si c'est le cas, disait-il au Soleil dans un courriel, cela représenterait une réelle victoire pour les consommateurs et mettrait les pays qui imposent l'étiquetage à l'abri d'éventuelles poursuites.

Le simple fait que le document soit acheminé à la Commission représente une défaite pour les États-Unis, l'industrie et leurs alliés, écrit-il également.

«On est agréablement surpris et on espère qu'il n'y aura pas d'autres embûches», a commenté hier Charles Tanguay, de l'Union des consommateurs, membre du RQcOGM. «Reste maintenant à rendre cet étiquetage obligatoire au Canada, ce à quoi on va travailler d'arrache-pied.»

Position du Québec

Mercredi, le député indépendant à l'Assemblée nationale Éric Caire a profité de la rencontre du Comité du Codex dans la capitale pour interpeller le gouvernement Charest sur le sujet.

En l'absence du ministre de l'Agriculture, c'est le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, qui lui a répondu.

Essentiellement, a-t-il dit, le Québec est en faveur de l'étiquetage, mais pour des raisons d'«inconvénient compétitif», il n'est pas question qu'il aille seul de l'avant. Or, a soumis M. Lessard, la province est pour l'instant la seule juridiction en Amérique du Nord à favoriser cette option.

De plus, a-t-il dit, il s'agit là d'une responsabilité fédérale.

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