Dézonage agricole: la MRC de La Côte-de-Beaupré refait ses calculs

À l'UPA, on croit que l'orientation préliminaire de... (Photothèque Le Soleil, Sylvain Desmeules)

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À l'UPA, on croit que l'orientation préliminaire de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec a aidé la cause des agriculteurs de La Côte-de-Beaupré, qui veulent renforcer les fermes existantes, garder une zone tampon avec la ville et se débarrasser des promoteurs.

Photothèque Le Soleil, Sylvain Desmeules

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(Québec) La MRC de La Côte-de-Beaupré a remanié sa demande de dézonage à la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) afin d'exclure un maximum de terres cultivées des 190 hectares réclamés pour de futures habitations.

La demande initiale déposée en août 2009 concernait 364 hectares de terres zonées agricoles, que la MRC voulait inclure dans les périmètres urbains de sept municipalités allant de Boischatel à Saint-Tite-des-Caps.

Une version amendée - et dûment négociée avec la branche locale de l'Union des producteurs agricoles (UPA) - a toutefois réduit la superficie convoitée à 190 hectares, dont 51 déjà en culture, sur le territoire de six municipalités. Plus d'un millier de nouveaux emplacements résidentiels auraient ainsi pu voir le jour.

La Côte-de-Beaupré prévoit accueillir 4200 ménages supplémentaires d'ici 15 ans et admet disposer déjà de 7333 terrains à construire.

Dans son orientation préliminaire, en avril, la CPTAQ a manifesté son intention de limiter le dézonage à 107 hectares, la plupart des parcelles sacrifiées offrant un faible potentiel agricole. La Ville de L'Ange-Gardien, qui s'estime particulièrement à l'étroit, apparaît comme la gran­de perdante et se verrait accorder à peine 5 des 50 hectares demandés.

Dans un ultime effort pour faire passer le projet, la MRC et l'UPA ont refait leurs calculs et déposé une nouvelle demande à la CPTAQ, qui tenait mardi une rencontre publique à l'hôtel Ambassadeur sur le boulevard Sainte-Anne. La superficie totale réclamée demeure la même, mais cette fois, moins de 10 hectares de terres cultivées sont dans la mire. Les autres sont de mauvaise qualité ou en friche.

«L'objectif, ce n'est pas le développement à tout crin, mais de faire le ménage [dans le schéma d'aménagement] et de concentrer la croissance résidentielle là où il y a le moins d'impact pour l'agriculture», a assuré mardi Pierre Lefrançois, préfet de la MRC et maire de L'Ange-Gardien, municipalité qui revient à la char­ge pour obtenir plus d'espace.

«Notre intérêt, c'est vraiment de sécuriser la zone agricole sur la Côte-de-Beaupré», a renchéri Jacynthe Gagnon, présidente de la Fédération de l'UPA Rive-Nord, qui se félicite du chemin parcouru depuis le dépôt de la première demande. Selon elle, l'orientation préliminaire de la Commission a aidé la cause des agriculteurs, qui veulent renforcer les fermes existantes, garder une zone tampon avec la ville et se débarrasser des promoteurs qui convoitent leurs terres. Autant d'objectifs atteints selon Mme Gagnon, même si quelques cas particuliers restent à régler.

Des agriculteurs sont en effet venus plaider pour que leurs ter­res demeurent dans la zone agricole. C'est le cas de Brigitte Robinet, de Sainte-Anne-de-Beaupré, qui voudrait réhabiliter le vieux verger à l'abandon situé au coeur de sa petite ferme, entre la côte Sainte-Anne et l'avenue Royale, un secteur visé par la demande de dézonage. L'agricultrice digère mal que cette bande de terre soit jugée sans intérêt par la CPTAQ alors qu'elle envisage de la remettre en état de produire. «Aujour­d'hui, en agriculture, il y a moyen de profiter des petits espaces et d'en vivre. On pourrait tous vendre les terrains à côté de nos maisons et faire un coup d'argent, mais ce n'est pas ça qu'on veut», fait-elle remarquer.

Le directeur général du Conseil régional de l'environnement (CRE) de la Capitale-Nationale, Alexandre Turgeon, a également plaidé pour que la CPTAQ tienne compte des espaces disponibles pour le développement résidentiel sur l'ensemble du territoire de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), dont fait partie la MRC de La Côte-de-Beaupré, avant de rendre sa décision. «Les municipalités n'ont pas fait la preuve qu'elles n'avaient plus de place», considère-t-il.

Ce à quoi le jeune homme s'est fait répondre que la CMQ avait donné son OK pour un agrandissement du périmètre urbain des municipalités de L'Ange-Gardien et de Château-Richer.

Le commissaire Guy Lebeau a annoncé qu'une décision finale devrait être rendue dans ce dossier d'ici la fin octobre.

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