Un pas vers le monde pour B-Temia

L'orthese robotisée Keeogo est un support mécanisé motorisé d'assistance... (Photothèque Le Soleil)

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L'orthese robotisée Keeogo est un support mécanisé motorisé d'assistance à la démarche qui se porte directement sur les jambes.

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(Québec) B-Temia parvient à attirer l'attention de la multinationale taïwanaise Wistron Corporation qui déplie les billets verts pour devenir un actionnaire majeur de la jeune pousse technologique de Québec spécialisée dans la fabrication d'appareils d'assistance à la mobilité, notamment du dermosquelette commercialisé au Canada sous le nom de Keeogo.

Il s'agit de la deuxième prise de choix réalisée par B-Temia qui, au printemps dernier, annonçait un partenariat avec Lockheed Martin, un géant mondial de la sécurité et de l'aérospatial, pour l'aider à mettre au monde une nouvelle génération d'exosquelettes - un appareil porté par-dessus l'uniforme protégeant ses utilisateurs des blessures au dos et aux genoux causées par la surcharge d'un équipement qu'ils doivent transporter sur une longue distance - pour les secteurs militaires et industriels.

«C'est clairement le coup d'envoi de la seconde phase de croissance de B-Temia», a affirmé au Soleil le président et chef de la direction de l'entreprise de Québec, Stéphane Bédard. «Une croissance qui se fera à l'échelle mondiale.»

Le produit vedette de B-Temia, Keeogo, est vendu actuellement exclusivement au Canada. 

La compagnie a déposé une demande auprès de la Food and Drug Administration afin d'obtenir le feu vert pour commercialiser Keeogo - dans le sens de l'expression anglaise Keep on going - aux États-Unis.

Ce produit est un support mécanisé motorisé d'assistance à la démarche qui se porte directement sur les jambes. Il est alimenté par une batterie possédant une autonomie de 24 heures. Ce n'est pas un robot-marcheur, mais bien un appareil d'assistance à la démarche. Les mouvements du Keeogo sont initiés par l'utilisateur.

L'orthèse robotisée a été conçue pour les personnes qui souffrent de maladies dégénératives (sclérose en plaques, maladie de Parkinson), de maladies cardiovasculaires ou d'un stade avancé de l'arthrose du genou. Des gens condamnés à s'acheter un quadriporteur pour en arriver à se déplacer.

Stéphane Bédard, le président et chef de la... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 2.0

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Stéphane Bédard, le président et chef de la direction de B-Temia, assure que sa société de technologie biorobotique continuera de grandir à Québec.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Création d'emplois à Québec

«Investir dans B-Temia est une pierre angulaire de la stratégie de Wistron dans l'industrie médicale, qui a un impact immédiat sur notre objectif d'aider à améliorer la vie des gens», a souligné le chef de la direction technologique de Wistron Corporation, Donald Hwang, dans un communiqué publié mardi.

Wistron Corporation, c'est une multinationale dont le chiffre d'affaires est évalué à 25,5 milliards $.

Pensez à un produit manufacturé et dites-vous qu'il a sans doute été fabriqué par Wistron, qui est le cinquième plus important fabricant de portables au monde.

Ces dernières années, la société chinoise a décidé de miser sur le marché des dispositifs médicaux.

«La force de Wistron, c'est de fabriquer un produit à un coût raisonnable et de le commercialiser partout sur la planète», a indiqué Stéphane Bédard. «L'entente d'investissement permet à B-Temia de se doter instantanément d'une force manufacturière de classe mondiale.»

Le montant d'argent mis sur la table par Wistron Corporation pour devenir un actionnaire majeur - mais pas majoritaire - de B-Temia n'a pas été dévoilé. 

«Il s'agit d'un montant substantiel», a précisé M. Bédard au Soleil. «Ce n'est pas un petit investissement. Ça nous permet réellement de prendre notre envol à l'échelle mondiale et d'injecter des ressources pour développer les versions futures du produit afin qu'il soit encore mieux adapté aux besoins du marché», a-t-il ajouté en précisant que pour une jeune pousse comme B-Temia qui doit investir des sommes importantes en recherche et développement et qui n'a pas toujours les ressources financières pour passer à l'étape de la commercialisation, la rencontre avec un partenaire financier comme Wistron fait toute la différence.

Chose certaine, B-Temia ne s'en va pas à Taïwan ou en Chine. 

La société de technologie biorobotique continuera de grandir à Québec.

«Nous comptons actuellement sur 24 employés et nous prévoyons créer une dizaine de nouveaux emplois au cours de la prochaine année», a assuré Stéphane Bédard.




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