Fin de la première ronde de négos de l'ALENA

Les négociateurs du Canada, des États-Unis et du... (AFP, Paul J. Richards)

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Les négociateurs du Canada, des États-Unis et du Mexique, qui étaient réunis à Washington depuis mercredi, ont indiqué avoir passé en revue «des dizaines de sujets différents».

AFP, Paul J. Richards

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Delphine Touitou
Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis, le Canada et le Mexique ont conclu dimanche leur premier cycle de discussions pour moderniser le traité commercial ALENA en s'engageant à négocier à un «rythme rapide» tout en parvenant à «un résultat ambitieux».

«L'étendue et le volume de propositions au cours de ce premier cycle de discussions reflètent l'engagement des trois pays à parvenir à un résultat ambitieux et ils montrent de nouveau l'importance de moderniser les règles régissant le plus grand traité de libre-échange du monde», ont déclaré dans un communiqué commun les pays liés depuis 1994 par ce traité de libre-échange nord américain.

Leurs négociateurs, qui étaient réunis à Washington depuis mercredi, ont indiqué avoir passé en revue «des dizaines de sujets différents» sans toutefois évoquer un quelconque progrès, ce qui souligne la difficulté de la tâche.

Ildefonso Guajardo Villarreal, le négociateur en chef du Mexique, avait dès mercredi prévenu que la première difficulté serait de trouver un terrain d'entente, «un processus difficile», selon lui.

En évoquant les nombreux sujets de discussions (balances commerciales, dispositions sur l'emploi, sur les litiges commerciaux, etc.), le négociateur des États-Unis, Robert Lighthizer, avait lui-même souligné que la tâche serait «difficile».

Imposée par Donald Trump qui en a fait une priorité de sa politique économique, la modernisation du traité de l'ALENA était devenue incontournable.

Le président américain n'a eu de cesse de dénoncer l'ALENA qu'il qualifie de «désastre», lui attribuant la responsabilité de nombreuses disparitions d'emplois aux États-Unis.

Washington entend s'attaquer en particulier au problème du déséquilibre de sa balance commerciale avec le Mexique, qui, depuis la signature du traité, est passée d'un excédent de 1,6 milliard $ à un déficit de près de 64 milliards $.

Échéances en 2018

Dimanche, malgré l'ampleur du travail, les trois parties ont affiché leur volonté d'aller vite. Elles se réuniront ainsi de nouveau dans moins de deux semaines.

«Les négociateurs de chaque pays vont continuer leurs consultations nationales et travailler pour faire avancer l'élaboration d'un texte de négociation tout au long de la fin du mois d'août et se réuniront de nouveau au Mexique pour le second cycle de discussions du 1er au 5 septembre», ont-ils précisé.

Ensuite, «les négociations se poursuivront à ce rythme rapide» avec une troisième réunion au Canada «fin septembre» et une quatrième aux États-Unis «en octobre».

D'autres rencontres sont en outre prévues d'ici la fin de l'année, un rythme particulièrement rapide et très inhabituel pour ce genre de traité qui s'explique toutefois par des échéances politiques au Mexique comme aux États-Unis.

L'année prochaine, le Mexique tiendra en effet des élections présidentielles et parlementaires, et les États-Unis organiseront un scrutin législatif : le résultat de ces deux échéances est crucial, car l'accord doit être ratifié par les Parlements de chaque pays.

En outre, aux États-Unis, la procédure législative dite accélérée ou fast track qui donne au gouvernement américain des pouvoirs étendus en matière de négociation commerciale expire mi-2018 et il n'est pas garanti que les élus la prolongent facilement.

La pression du calendrier est moins forte du côté d'Ottawa. Pour autant, l'enjeu est de taille puisque le Canada est à la fois le plus grand client et le plus grand fournisseur d'énergie des États-Unis.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a d'ailleurs qualifié cette renégociation d'«historique».

Elle a maintes souligné l'importance de ce texte, «le plus grand traité commercial au monde». «Le Canada, les États-Unis et le Mexique représentent conjointement le quart du PIB [Produit intérieur brut] mondial avec 7 % de la population mondiale», a-t-elle martelé.

Le Mexique s'est quant à lui engagé «à obtenir un accord gagnant gagnant pour les trois pays».

Dimanche, les trois parties ont souligné qu'elles étaient engagées dans un processus devant conduire à un texte déjà rebaptisé ALENA 2.0 aux «normes du 21e siècle qui bénéficiera à tous nos citoyens».




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