Nouvelle ruée vers l'or en Beauce

Une faille de plus d'un kilomètre et demi... (123RF/Evgenii Bashta)

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Une faille de plus d'un kilomètre et demi a été découverte près de la municipalité de Saint-Simon-les-Mines, une ville d'environ 500 habitants.

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(Québec) La ruée vers l'or reprend vie en Beauce. La découverte d'une nouvelle faille majeure pourrait mener à «l'un des plus importants gisements sur ce territoire».

L'entreprise Les Champs d'Or de la Beauce, une filière de la société Ressources HPQ Silicium, a récemment décelé en collaboration avec le professeur Marc Richer-Laflèche de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), une faille de plus d'un kilomètre et demi près de la municipalité de Saint-Simon-les-Mines. Une ville d'environ 500 habitants qui était, il y a belle lurette, l'antre des chasseurs de trésors et des compagnies aurifères. 

Au fil des décennies, depuis 1860, ce sont des centaines de milliers d'onces d'or qui ont été extirpés de cet endroit, raconte au Soleil Patrick Levasseur, président et directeur des opérations de HPQ Silicium (TSX : HPQ). D'ailleurs, certaines des plus imposantes pépites d'or de l'histoire du Canada ont été découvertes dans la rivière Gilbert, soit la Kilgour de 51 onces, la MacDonald de 45 onces et la St-Onge de 42 onces. 

Depuis 2010, M. Levasseur et ses associés tentent de découvrir la provenance du métal jaune sur ce territoire, qui compte plusieurs propriétés résidentielles. Pour y parvenir, des forages ont notamment été réalisés alors que la compagnie portait le nom sur son baptistaire d'Uragold Bay Resources. Cette dernière est devenue en 2013 HPQ Silicium, après que le mandat de l'entreprise eut été revu.

Avant d'entreprendre de nouveaux forages, cet automne, la société réalisera avec l'INRS d'autres analyses de sol, notamment un programme de géophysique agrandi sera mis en place afin de trouver les limites extrêmes de la faille géologique qui affleure sous le dépôt d'or alluvial historique. Le territoire exploré sera d'environ six kilomètres.

«La faille est peut-être de plus d'un kilomètre et demi. On ne le sait pas pour le moment. C'est une percée majeure. C'est une première preuve scientifique», estime le patron, qui ne cache pas son enthousiasme. «Le fait d'étudier une superficie non explorée où se trouvent les anciennes mines d'or, le long du ruisseau Giroux, aux endroits où les plus grosses pépites d'or ont été découvertes, pourrait nous mener à des découvertes intéressantes», poursuit-il. 

Si tout se déroule comme prévu, l'homme d'affaires souhaite que la prochaine phase de forages débute en 2018. L'intérêt récent des actionnaires pour les sociétés cotées à la Bourse pour l'or devrait également donner un petit coup de pouce financier à Les Champs d'Or de la Beauce, qui prévoit faire une entrée sur le parquet torontois au cours des prochains mois. 

Jeudi, l'once d'or se négociait à environ 1292 $. Ce qui fait que la pépite Kilgour aurait une valeur aujourd'hui de 65 892 $. De quoi faire sourire les chercheurs d'or des temps modernes.

Comme à Val-d'Or

M. Levasseur fait un parallèle entre la récente découverte et la faille sur le territoire de Val-d'Or. «La faille de Cadillac va de l'Abitibi-Témiscamingue jusqu'à Timmins, en Ontario. Et les mines d'or sont le long de cette faille», avance le président. «Il y a beaucoup d'indices, la faille et d'autres minéraux comme le quartz, qui nous laissent croire qu'il y a beaucoup d'or. Et personne n'a encore étudié ce qui se passe dans les profondeurs», ajoute-t-il.

Pour l'heure, Les Champs d'Or de la Beauce détiennent les droits d'exploration pour la majeure partie des terres, soit près de 4800 hectares, près de Saint-Simon-les-Mines, une municipalité se trouvant à mi-chemin entre Beauceville et Saint-Georges. La compagnie, qui est également un important propriétaire immobilier dans ce secteur, évoque un «potentiel d'or placérien [des dépôts d'or] de plus 100 000 onces. Et probablement encore plus à la tige».

Afin de mieux illustrer son travail et le potentiel de revenus sur le territoire, M. Levasseur compare ses recherches à un champignon. 

«Le haut du champignon, c'est le 100 000 onces d'or et plus. Il doit y avoir une tige qui est très concentrée d'or. Et il faut la trouver. C'est peut-être la faille. Cela peut être un dépôt de classe mondiale. On ne le sait pas», dit celui qui aimerait bien un jour opérer une mine du précieux métal en Beauce. 

Depuis plusieurs années, des compagnies aurifères ont de l'intérêt pour la Beauce, notamment Golden Hope Mines, dont le président est Frank Candido. L'entreprise minière fera prochainement l'exploitation du gisement d'or Bellechasse-Timmins situé près de Saint-Magloire.

Jeudi, à la Bourse de Toronto, le titre de la compagnie a clôturé à 0,105 $.




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