Davie fait la fête pour l'Asterix

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Un peu plus de 3000 personnes ont participé à l'inauguration de l'Asterix, principalement des employés et leur famille. Et beaucoup de politiciens.

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(Québec) «Un bateau construit pour des marins, par des marins.»

Des navires, Ron Lloyd a dû en voir des centaines. Il est vice-amiral et commandant de la Marine royale canadienne. Pour lui, l'Asterix est un navire «exceptionnel». Il l'a visité de fond en comble.

«Je suis convaincu que les hommes et les femmes de la Marine royale trépignent d'impatience à l'idée de partir en mission à bord de l'Asterix

Premier grand navire militaire construit au Canada depuis plus d'un quart de siècle et aussi, bientôt, plus grande plateforme militaire en service de la Marine royale - qui doit en prendre possession avant la fin de l'année - l'Asterix a fait sa première grande sortie publique, jeudi, au Chantier Davie Canada, à Lévis.

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La marraine de l'Asterix, Pauline Théberge (l'épouse du lieutenant-gouverneur du Québec, J. Michel Doyon), a lancé une bouteille de champagne contre sa coque.

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Comme le veut la tradition, il a d'abord été béni par un représentant de la Nation huronne-wendat. Puis, sa marraine, Pauline Théberge (l'épouse du lieutenant-gouverneur du Québec, J. Michel Doyon), a lancé une bouteille de champagne contre sa coque. Les applaudissements ont alors fusé de la part des invités à la cérémonie. Ils étaient un peu plus de 3000, principalement des employés et leur famille. Et beaucoup de politiciens. 

«Quel plaisir de prouver que les sceptiques avaient tort!» a lancé le président de Chantier Davie Canada, Alex Vicefield.

Ils étaient nombreux, les sceptiques, au moment où lui et son partenaire d'affaires, James Davies, ont mis le grappin sur le chantier moribond en 2012.

Ils étaient aussi nombreux, les sceptiques, lorsque Davie a proposé au gouvernement fédéral de convertir, en moins de deux ans, un porte-conteneur commercial en un navire ravitailleur pour la Marine royale. 

«Et en respectant l'échéancier et le budget», a insisté M. Vicefield en avouant devoir une fière chandelle aux 1369 travailleurs du chantier qui, en cette année du 150e anniversaire du Canada, souffle sur 182 bougies.

«Lorsque nous sommes arrivés, en 2012, nous avons fait plusieurs promesses. Nous avions dit que nous ferions de ce chantier un succès et que nous allions faire travailler au moins 500 personnes. Cinq ans plus tard, nous constatons que nous sommes allés au-delà de nos promesses.»

La compagnie a lancé trois navires. Elle en a réparé six autres. Elle procure un gagne-pain à près de 1400 personnes et 900 fournisseurs. Elle a aussi investi des «dizaines» de millions $ dans ses installations.

600 millions $

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L'Asterix

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Avec Asterix, le défi était de taille. Outre la transformation d'un porte-conteneur allemand acheté au coût de 20 millions $US en un navire de ravitaillement équipé à la fine pointe de la technologie, Davie proposait de financer entièrement les travaux de conversion, puis de louer ensuite l'Asterix à la Marine royale canadienne. Pas un sou serait demandé aux contribuables.

Donner une deuxième vie à l'Asterix coûtera, au bout du compte, un peu plus de 600 millions $ à Davie. 

Selon des sources, Ottawa déboursera annuellement entre 55 et 60 millions $ pour l'utilisation du bâtiment qui comptera à son bord un équipage mixte composé d'employés de la marine marchande et de membres du personnel de la Marine royale.

Les essais en mer du nouveau bâtiment débuteront à la fin du mois d'octobre.

D'une longueur équivalente à deux terrains de football, l'Asterix offrira un large éventail de fonctions, allant du réapprovisionnement en carburant et en cargaisons en mer, jusqu'au soutien à l'aviation, en passant par le soutien médical à la flotte, l'aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe.

L'Asterix en quelques chiffres

182,5 m: la longueur

25,2 m: la largeur

7000 tonnes: le carburant transporté

450 tonnes: l'eau produite par jour

60 patients: la capacité d'accueil de l'hôpital

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La salle de contrôle de l'Asterix. Les essais en mer du nouveau bâtiment débuteront à la fin du mois d'octobre.

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Après l'Asterix... l'Obélix?

En mai, le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense recommandait au gouvernement fédéral l'acquisition d'un deuxième pétrolier ravitailleur semblable à l'Asterix.

«On pourra l'appeler l'Obélix!» suggère Spencer Fraser, le directeur général de Federal Fleet Services, une société soeur de Chantier Davie au sein de la société de portefeuille Inocea. L'Albertain connaît nos classiques!

«Nous possédons une option pour acquérir un bateau que nous pourrions convertir en pétrolier ravitailleur», indique M. Fraser en soulignant que Davie a déjà commencé à vendre sa salade auprès des autorités du gouvernement fédéral et de la Marine royale canadienne.

Selon le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, le Canada a besoin de quatre navires de soutien en mer. Deux dans l'est du pays. Deux dans l'ouest. 

Dans le cadre de la Stratégie nationale de la construction navale, le chantier Seaspan, en Colombie-Britannique, doit construire deux navires ravitailleurs.

«Le gouvernement devrait garder le pétrolier ravitailleur qui est en cours de conversion au Chantier Davie et se procurer un autre navire de ce type d'ici 2018», recommande le comité sénatorial dans son rapport Réinvestir dans les Forces armées canadiennes : un plan pour l'avenir.

«Acheter un ravitailleur, ça coûte 2,1 milliards $. Convertir un porte-conteneur, ça coûte 600 millions $», fait valoir Spencer Fraser en ajoutant que Davie a proposé la même formule - celle de la transformation de navires existants - à Ottawa en prévision du renouvellement de la flotte de brise-glaces.

Chose certaine, le chantier de Lévis pourra compter sur l'appui de ses travailleurs.

«Mon message s'adresse à toute la classe politique, toutes tendances confondues. Nous avons fait la démonstration qu'au Québec, nous sommes capables de faire de grandes choses. Nous allons continuer de défendre la place de Davie auprès des différents paliers de gouvernement», a promis Jacques Létourneau, le président de la CSN.




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