Employés de l'étranger: les renforts sont arrivés!

Selon les données de la Fondation des entreprises... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Selon les données de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d'oeuvre agricole étrangère (FERME), pas moins de 8622 travailleurs étrangers étaient arrivés dans la Belle Province au 30 juin dernier.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) De l'aide de l'étranger, les producteurs agricoles en ont besoin pour combler leurs besoins de main-d'oeuvre. Cette année, les travailleurs venus du Mexique et du Guatemala arrivent en grand nombre au Québec.

Et, surtout, plus rapidement que l'an dernier.

Selon les données de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d'oeuvre agricole étrangère (FERME), pas moins de 8622 travailleurs étrangers étaient arrivés dans la Belle Province au 30 juin dernier.

À pareille date, l'an dernier, FERME en comptait 7995.

Fait intéressant à noter, l'arrivée en sol québécois de près de 3500 travailleurs venus du sud a même été volontairement retardée à la demande des producteurs agricoles en raison de l'avènement tardif du printemps.

D'ici la fin d'août, un contingent supplémentaire de 1490 travailleurs est attendu.

«Ils viendront occuper des postes principalement dans les secteurs de la production maraîchère des légumes, de la production maraîchère des fruits (principalement des pommes), de la transformation alimentaire, de la production en serres et du transport des volailles», précise FERME dans son bilan de la mi-saison publié jeudi.

Au décompte final, le Québec devrait accueillir plus de 10 000 travailleurs étrangers dont 51 % proviendront du Mexique et 46 % du Guatemala. L'an dernier, les travailleurs étrangers étaient venus combler 10 454 postes dans l'industrie agricole, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2015.

L'accélération de l'analyse et de l'approbation des demandes d'études d'impact sur le marché travail (EIMT) - une procédure administrative permettant de justifier le recours à un travailleur étranger - par les gouvernements du Canada et du Québec a permis de réduire «de manière drastique» les délais «sans que la qualité de l'analyse de chaque EIMT n'en soit altérée», estime FERME.

Il en va de même pour l'émission des visas par le gouvernement canadien.

La «catastrophe»

En entrevue au Soleil, la directrice des communications de FERME, Natalie Pouliot, insiste pour dire que le problème de pénurie de main-d'oeuvre est chronique. «Dans certaines régions, c'est carrément catastrophonique, notamment celles de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches.»

Dans l'industrie agricole, le manque criant de main-d'oeuvre ne frappe pas seulement les maraîchers, mais aussi les secteurs du lait et du porc. «Le nombre d'employeurs de ces deux secteurs qui font appel à de la main-d'oeuvre étrangère ne cesse d'augmenter», souligne-t-elle.

«Les entreprises qui proposent des emplois saisonniers demandant un gros effort physique et qui offrent des salaires qui, pour les Québécois, sont moins intéressants sont victimes d'une pénurie extrêmement sévère à l'heure actuelle.»

Depuis novembre dernier, FERME possède un pied-à-terre dans la capitale et collabore étroitement avec l'organisme Québec International en matière de recrutement étranger, principalement pour attirer dans la région des travailleurs peu spécialisés




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer