Une décision sur Bombardier pourrait être retardée

Bombardier pourrait devoir attendre deux mois de plus... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Bombardier pourrait devoir attendre deux mois de plus avant de savoir si le département américain du Commerce imposera des mesures punitives sur ses avions CSeries au sud de la frontière.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Bombardier (TSX:BBD.B) pourrait devoir attendre deux mois de plus avant de savoir si le département américain du Commerce imposera des mesures punitives sur ses avions CSeries au sud de la frontière.

Dans une lettre adressée cette semaine au secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, Boeing demande de retarder de deux mois - soit jusqu'au 25 septembre - le dévoilement de la décision préliminaire entourant les droits compensatoires, initialement prévu vers le 21 juillet.

Il n'a pas été possible de savoir si les autorités américaines avaient l'intention d'accepter la demande de l'entreprise établie à Chicago.

Toutefois, dans sa lettre, Boeing (NYSE:NA) affirme que des intervenants concernés, comme Bombardier, ont bénéficié à plus d'une reprise d'assouplissements en ce qui a trait aux échéanciers.

De plus, ajoute-t-elle, ce type de demande est généralement accordé «à moins que le secrétaire (au Commerce) ait des raisons (sérieuses) pour refuser» de le faire.

Boeing affirme que l'enquête concernant la CSeries se penche sur «14 catégories de subventions» sous différentes formes de la part des gouvernements du Canada, du Québec ainsi que du Royaume-Uni.

«Il est important que le département du Commerce ait le temps nécessaire pour se pencher sur chacune des catégories, écrit l'avionneur américain. Il faudra recevoir, analyser et possiblement (demander) davantage d'information à chacune des parties concernant ces subventions.»

Étant donné que la date limite pour fournir des informations est fixée au 10 juillet, cela ne laisse que 11 jours au département du Commerce pour prendre une décision, calcule Boeing.

Boeing demande l'imposition d'un droit compensatoire d'au moins 79,41 pour cent ainsi qu'un droit antidumping de 79,82 pour cent sur les ventes d'appareils CSeries aux États-Unis.

Échaudée par la commande de 75 avions CS100 décrochée par Bombardier auprès de Delta Air Lines l'an dernier, Boeing avait déposé une plainte auprès du département du Commerce et de la Commission du commerce international des États-Unis.

L'entreprise allègue que les subventions octroyées à l'avionneur québécois lui avaient permis de vendre ses avions commerciaux à des prix «dérisoires».

Bombardier a rejeté ces accusations en affirmant que la famille d'avions 737 de Boeing n'a jamais été en concurrence avec la CSeries dans le cadre de la commande effectuée par Delta.

«Bombardier est d'accord à ce que le département du Commerce ait suffisamment de temps pour examiner les preuves qui démontrent que la requête de Boeing est sans fondement», a affirmé un porte-parole de la multinationale québécoise, Bryan Tucker, mercredi.

De son côté, Boeing n'a pas commenté davantage sa démarche, mais un porte-parole, Dan Curran, a indiqué, par courriel, qu'il s'agissait d'une «demande de routine» fréquente dans le cadre de dossiers aussi complexes.

Cette dispute commerciale entre deux entreprises a pris une tournure politique puisque le gouvernement Trudeau a dit évaluer sa relation d'affaires avec Boeing en ce qui a trait aux contrats militaires.

Cela suggère qu'Ottawa pourrait revenir sur son intention d'acheter des avions de chasse Super Hornet construits par l'entreprise américaine.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer