Les SDC songent à vendre du pot

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L'intérêt des SDC a commencé à germer alors que Québec annonçait lundi la tenue de consultations pour cibler les meilleures pratiques afin de gérer la légalisation de la marijuana dans la province.

La Presse canadienne

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(Québec) Si aucun organisme «responsable» ne lève la main pour s'occuper de la distribution commerciale du cannabis au Québec, les sociétés de développement commercial (SDC) pourraient être intéressées par ce commerce qu'elles exploiteraient en tenant boutique sur leurs artères.

Encadrées par le gouvernement provincial, mais financées en partie par les municipalités, les SDC sont des organismes regroupant les gens d'affaires d'un centre-ville ou d'une artère commerciale. La province en compte plus d'une quarantaine, dont sept à Québec et une vingtaine à Montréal. 

L'idée de vendre de la marijuana a été évoquée récemment lors d'une réunion téléphonique par le directeur général de la plus grosse SDC du Québec, Destination Centre-Ville à Montréal, qui comprend 8000 membres. Selon ce qu'a appris Le Soleil, plusieurs des homologues d'André Poulin participant à la rencontre se sont montrés ouverts à analyser cette hypothèse. 

Le principal intéressé confirme que son intérêt a germé alors que Québec annonçait lundi la tenue de consultations pour cibler les meilleures pratiques afin de gérer la légalisation de la marijuana dans la province. Selon M. Poulin, il est primordial que les SDC participent au débat puisque c'est dans leur cour que le dossier se dirige. «On offre notre contribution à réfléchir sur la meilleure façon de le faire. On a un réseau qui peut contribuer. Éventuellement ça pourrait être une possibilité qu'on soit partie prenante au réseau», laisse tomber celui qui est également président de l'Association des SDC de Montréal. 

Un intérêt avant tout sécuritaire

«Ce qui nous préoccupe c'est que n'importe quoi s'installe sur nos rues commerciales, ça, on ne veut pas ça», fait-il valoir. «Ce que l'on privilégie c'est que ce soit la SAQ ou un réseau de pharmacies (qui s'occupe de la distribution de la marijuana), c'est beaucoup plus naturel pour eux, mais s'il n'y a personne se sérieux qui se pointe, ça se peut qu'on soit intéressés à s'assurer qu'un réseau sérieux soit en place», poursuit-il. 

L'intérêt n'est pas financier, assure M. Poulin. «Surtout, on veut s'assurer que ce ne soit pas quelqu'un qui le fasse tout croche. Je ne sais pas si c'est payant», répète-t-il ajoutant que les artères ont déjà assez de difficultés qu'il ne faudrait ajouter à ces dernières «un élément de risque» avec des commerces peu fréquentables. Il argue que les SDC sont déjà bien structurées, ont une gouvernance claire, sont déjà encadrées par une loi et font leurs preuves depuis déjà plus de 30 ans.

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L'idée de vendre de la marijuana a été évoquée récemment lors d'une réunion téléphonique par André Poulin (photo), le directeur général de la plus grosse SDC du Québec, Destination Centre-Ville à Montréal.

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Applicable partout au Canada

La formule pour la vente n'est pas encore définie, mais le dg de Destination Centre-Ville évoque la possibilité que chacune des SDC tienne boutique. «Plusieurs d'entre nous ont des locaux vacants», avance-t-il ajoutant qu'il ignore la taille nécessaire pour de tels commerces. Pour ceux qui s'inquiètent de l'accessibilité du produit alors que ce ne sont pas toutes les municipalités québécoises qui ont des SDC sur leur territoire, André Poulin répond que tel est également le cas pour l'alcool et les SAQ. 

«Et si jamais que le gouvernement décidait d'utiliser les SDC comme réseau de distribution ça stimulerait la création des SDC. Il n'y en a que 40 au Québec, mais plus de 300 en Ontario», déplore André Poulin ajoutant que l'idée pourrait être d'intérêt national puisqu'il y a également des SDC dans toutes les provinces canadiennes. 

Par ailleurs, le dg montréalais travaille présentement à rassembler toutes les SDC de la province en un regroupement officiel. Une telle association existait dans le passé, mais s'est éteinte il y a une dizaine d'années.




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