La Marine française choisit le Groupe Océan

À l'origine, le Fulmar était un chalutier. Il... (Pierre Rochette, fournie par Groupe Océan)

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À l'origine, le Fulmar était un chalutier. Il est devenu une frégate de patrouille en 1997. Sa mission est de surveiller les côtes des deux îles de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Pierre Rochette, fournie par Groupe Océan

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(Québec) Le Groupe Océan cherche à se faire remarquer par le gouvernement fédéral, la Garde côtière et la Marine royale canadienne pour la construction, notamment, de navires de recherche et de sauvetage. La compagnie maritime de Québec estime avoir maintenant un nouvel atout dans son jeu.

En effet, le Groupe Océan a récemment décroché un contrat d'une durée de quatre ans avec la Marine nationale française pour l'entretien et la réparation du patrouilleur Fulmar basé à Saint-Pierre-et-Miquelon.

De plus, l'entreprise devient le «premier répondant» pour tout navire de la marine française ayant des besoins d'entretien en tout temps dans l'Est du Canada.

«Avec l'obtention de ce contrat, nous faisons une percée dans l'industrie militaire. Et pour la première fois, également, nous transigeons avec une autorité militaire étrangère», explique Philippe Filion, directeur des affaires publiques et corporatives du Groupe Océan. «Disons que ça nous fait une belle carte de visite alors que le gouvernement du Canada est engagé dans une opération de renouvellement de la flotte de la Garde côtière et de la Marine Royale.»

Le Groupe Océan n'avait pas été retenu par Ottawa pour la construction des 12 premiers navires de recherche et de sauvetage destinés à la Garde côtière. Le Chantier naval Forillon, de Gaspé, et Hike Metal Products, de Wheatley en Ontario, l'avaient devancé au fil d'arrivée.

En avril, le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic Leblanc, annonçait l'intention du gouvernement de lancer un nouvel appel d'offres pour la construction de huit navires supplémentaires. Une occasion que n'entend pas laisser passer le Groupe Océan.

Le patrouilleur Fulmar a fait sa première apparition, il y a quelques jours, au chantier du Groupe Océan à L'Isle-aux-Coudres. Le temps d'une courte réparation d'urgence. Il reviendra à la mi-septembre pour une durée de quatre à six semaines. Le temps de lui apporter «un peu d'amour», comme le précise Philippe Filion.

Chalutier devenu patrouilleur

À l'origine, le Fulmar était un chalutier. Il est devenu une frégate de patrouille en 1997.

Sa mission est de surveiller les côtes des deux îles de Saint-Pierre-et-Miquelon, situées dans l'océan Atlantique, à 25 kilomètres au sud de Terre-Neuve.

L'équipage du Fulmar est composé de 11 personnes. Comparativement aux frégates canadiennes de patrouille de la classe Halifax, le bâtiment français est beaucoup plus petit. Sa capacité intérieure est de 550 tonnes. À titre comparatif, le NCSM Ville de Québec, construit par Chantier Davie, peut déplacer 4750 tonnes et abriter un équipage de 225 personnes.

Le Groupe Océan a travaillé fort pendant plusieurs années pour attirer le Fulmar à L'Isle-aux-Coudres. Ces dernières années, le navire mettait le cap vers un petit chantier situé à Lunenberg en Nouvelle-Écosse pour son entretien annuel. Auparavant, c'était l'affaire d'Irving Shipbuilding à Halifax.

«La Marine nationale française recherchait, cette fois, un chantier de taille humaine possédant une expertise pointue en réparation maritime et pouvant compter sur une main-d'oeuvre hautement qualifiée. C'est en plein ce que nous sommes en mesure d'offrir à nos clients», mentionne M. Filion qui n'est toutefois pas en mesure de préciser ce que le contrat rapportera au Groupe Océan. «Nous le saurons qu'au terme de la période de quatre ans.»

Cependant, l'entente va permettre le maintien de près de 150 emplois à l'année à L'Isle-aux-Coudres.

Un chantier déjà fort occupé, mentionne Philippe Filion, avec la construction pour la compagnie SIMEC de deux barges qui seront utilisées lors des opérations de récupération de l'huile sur l'eau.

«Du travail, nous n'en manquons pas. Des travailleurs, par contre, nous en manquons. Des soudeurs-monteurs, nous pourrions en embaucher une vingtaine demain matin si nous le pouvions.»

En plus de son chantier à L'Isle-aux-Coudres, le Groupe Océan opère un atelier de construction et de réparation à Québec.

Récemment, l'entreprise qui est aussi spécialisée dans le remorquage, le transport et le dragage, a accru sa capacité de construction et de réparation navale et qui fait travailler 850 personnes, en participant à la relance du Centre naval du Nouveau-Brunswick à Bas-Caraquet en collaboration avec le gouvernement néobrunswickois. L'entreprise de Québec y compte une cinquantaine d'employés et s'affaire à construire une cale sèche flottante.




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