Industrie québécoise du bois: made in Quebec... en Chine

AmeriCan Structures, une entreprise de Thetford Mines, a... (tirée du site Web d'AmeriCan Structures)

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AmeriCan Structures, une entreprise de Thetford Mines, a décroché un contrat de 12 millions $, qui se réalise présentement en partenariat avec une entreprise basée en Chine, soit Eco House.

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(Québec) L'industrie québécoise du bois lorgne les infrastructures des Jeux olympiques de Pékin, en 2022, ainsi que la construction de quartiers verts en Chine.

La semaine prochaine, du 5 au 9 juin, au moins cinq responsables de compagnies du Québec et des membres du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB) vont s'envoler pour l'Empire du Milieu lors d'une mission commerciale en compagnie du ministre fédéral des Ressources naturelles, Jim Carr. Des entreprises de l'Ouest, notamment West Fraser et Interfor, seront également du voyage. 

L'objectif de cette campagne : faire valoir les produits canadiens, le savoir-faire du pays et peut-être dénicher au passage quelques contrats. Rappelons que la Chine prévoit investir près de 50 milliards $, entre autres pour la construction d'infrastructures pour les Jeux olympiques d'hiver. 

Bien qu'elle soit à l'horaire depuis plusieurs mois, cette mission commerciale survient quelques semaines après l'annonce du droit compensateur de 19,88 % imposé sur les exportations canadiennes du bois d'oeuvre par le pays de Donald Trump. Des droits antidumping devraient également être imposés en juin par Washington. Rien pour améliorer la situation financière des compagnies forestières, dont certaines éprouvent des difficultés.

Pour plusieurs entreprises canadiennes, la Chine peut s'avérer une planche de salut pour les prochaines années. Ce pays est d'ailleurs le principal partenaire commercial du Québec en Asie et son second partenaire économique mondial, après les États-Unis. En 2015, les échanges commerciaux entre le Québec et la Chine se chiffraient à près de 13,3 milliards $, en hausse de 17,4 % par rapport à 2014, selon le site du ministère des Relations internationales et de la Francophonie.

Parmi les compagnies qui participeront à cette expédition, on retrouve des responsables d'AmeriCan Structures, de Maibec, du Groupe Lebel, de Matériaux Blanchet et de Chantiers Chibougamau. 

«Le programme prévoit que les premières journées de la mission seront notamment dédiées à l'énergie verte. Ensuite, il sera question des produits forestiers et cela inclut une entente Canada-Chine. Il aura aussi des discussions sur les quartiers en bois. Leur gouvernement en a déjà réalisé un [NDLR : à Tianjin] avec la collaboration d'entreprises d'ici. On va négocier pour essayer de prendre plus de lead pour faire les prochains», explique au Soleil Sylvain Labbé, président et directeur général de QWEB. 

Maisons usinées

Le patron de chez QWEB n'est toutefois pas en mesure de chiffrer le montant que pourrait représenter un contrat pour la réalisation d'un quartier vert. «C'est surtout une opportunité pour les entreprises qui font des maisons usinées», poursuit-il, citant en exemple AmeriCan Structures.

Cette entreprise de Thetford Mines ne serait d'ailleurs pas à ses premiers pas sur ce territoire. Cet automne, elle a décroché un contrat de 12 millions $, qui se réalise présentement en partenariat avec une entreprise basée en Chine, soit Eco House, pour la construction d'un club house de 20 000 pieds carrés, à Qingdao. La deuxième phase de ce développement prévoit la construction d'une centaine de maisons en bois.

Si ce chantier se déroule comme prévu, le copropriétaire de la compagnie, René Leclerc, ne cachait pas lors de sa dernière entrevue avec Le Soleil qu'il aimerait avoir à court terme des installations permanentes dans l'Empire du Milieu, surtout que le marché chinois a déjà fait savoir par le passé qu'il souhaitait accroître le nombre de projets immobiliers en bois, afin d'atteindre ses objectifs de réduction des émissions de carbone.

Pour le président de QWEB, cette mission permettra également aux entreprises canadiennes de vendre leur salade auprès d'un comité organisateur des JO de 2022. 

«L'occasion fait le larron. [...] Étant donné que nous avons le conflit du bois d'oeuvre, on va essayer d'en tirer profit», note-t-il. «On va effectivement leur proposer de construire en bois le domaine olympique». Une signature qui pourrait s'avérer très lucrative pour le portefeuille de certaines compagnies canadiennes.

En soirée, une porte-parole du ministère des Ressources naturelles a indiqué au Soleil que pendant son voyage, le ministre tentera de renforcer les échanges commerciaux et diversifier les marchés d'exportation des ressources naturelles en Chine.

«Le Canada est à l'avant-garde pour son expertise dans les écotechnologies et les ressources naturelles, qu'il s'agisse de ressources traditionnelles comme le pétrole et le gaz naturel, de nouvelles technologies énergétiques vertes ou de produits de bois écoresponsables», peut-on lire dans un courriel. «La mission sera aussi l'occasion de promouvoir le bois et les produits ligneux canadiens, notamment l'utilisation du bois d'oeuvre résineux dans la construction en Chine».




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