Parcs d'éoliennes: les élus de l'Est veulent des projets communautaires

Plus de 70 maires, préfets et dirigeants autochtones... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Plus de 70 maires, préfets et dirigeants autochtones se sont réunis à Matane pour exiger que les communautés soient parties prenantes dans la réalisation des futurs parcs éoliens.

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Matane) Plus de 70 maires, préfets et dirigeants autochtones du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se sont réunis à Matane, mardi, pour réitérer leur demande auprès de Québec pour que leurs communautés locales puissent devenir des partenaires de tous les prochains projets de production éolienne.

Ils proposent un partenariat d'affaires dans une proportion de 50 % lors de la réalisation des prochains parcs éoliens à être érigés sur les terres publiques. Pour soutenir leur cause d'une seule voix, les élus ont relancé l'Alliance de l'Est qui avait été mise sur pied en 2014. Formé des régies intermunicipales de l'énergie du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le regroupement défend le droit des deux régions aux retombées du développement éolien. L'Alliance vise aussi à mettre en commun les expertises de l'ensemble des communautés dans le but de diminuer les risques financiers. 

Drôle de coïncidence

Au lendemain de l'autorisation du gouvernement à la construction de futurs parcs sur les terres du domaine de l'État pour la production d'énergie destinée à l'exportation, les élus considèrent l'annonce comme une drôle de coïncidence. «Hier, le gouvernement ne nous a pas écoutés, déplore le président de la Régie intermunicipale de l'énergie de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et maire de Nouvelle, Richard St-Laurent. Pourtant, plusieurs ministres connaissent notre demande. Les bottines ne suivent pas les babines!»

«On ne comprend pas que le gouvernement refuse de nous entendre, ajoute son homologue à la Régie intermunicipale de l'énergie du Bas-Saint-Laurent et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé. Nos projets coûteront moins cher et ils profiteront à l'ensemble des communautés. Nos deux régions sont les mieux positionnées. Notre demande n'est pas seulement pour l'Est-du-Québec, mais pour tout le Québec. Si les communautés ne sont pas partenaires dans la construction des futurs parcs éoliens, ça va être le chacun-pour-soi et le marchandage.»

Selon M. Lagacé, l'acceptabilité sociale est un incontournable dans la réalisation de parcs éoliens. Or, l'élu soutient que les populations locales n'acceptent plus d'accueillir des gros projets sur leur territoire si elles n'en retirent pas des profits. «Le gouvernement doit nous démontrer qu'il nous fait confiance, surtout dans l'optique d'une plus grande autonomie des municipalités», continue M. Lagacé. 

Les maires veulent que leurs communautés participent à la réalisation des 1200 MW d'énergie éolienne qu'il reste à installer dans les deux régions. «C'est 1 milliard $ de bénéfices possibles», illustre Michel Lagacé.




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