Le centre horticole Hamel repousse

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(Québec) Plus d'un an après avoir été rasé par les flammes, le centre horticole Hamel a ouvert ses portes vendredi, même si le chantier n'est pas tout à fait terminé.

Le jour même de la tragédie, les copropriétaires... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0

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Le jour même de la tragédie, les copropriétaires Jean-Paul (sur la photo) et Étienne Daoust avaient indiqué vouloir reconstruire rapidement.

Le Soleil, Patrice Laroche

«On est un peu fatigué!» laisse tomber le copropriétaire Jean-Paul Daoust. Le bâtiment neuf n'est accessible que depuis 10 jours... depuis, c'est la course pour le remplir de plantes.

«Les travaux de construction ont été plus longs que prévu.» Il était donc un des seuls Québécois à se satisfaire du mauvais temps qui a décalé la saison des plantations, rit-il. Voilà qui a laissé du temps à son équipe. «Maintenant, on est installé, on souhaite le beau temps.»

Tout n'est pas fignolé. Le stationnement est en gravier, il reste de la place pour des plantes, les arbres et arbustes ne sont pas encore livrés. Mais, assure-t-il, «l'offre de produits» sera rehaussée rapidement par l'achat de marchandises dans les serres de la région : «Cette année, à cause de la construction, on n'a pas pu produire nos plants.»

Émotif, Jean-Paul Daoust semblait soulagé vendredi. «Ça a été une année difficile. Ça été 14 mois durs.»

Le 7 mars 2016, un incendie avait ravagé... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Le 7 mars 2016, un incendie avait ravagé le Centre Jardin Hamel au 6029, boulevard Wilfrid-Hamel. Le bâtiment évalué à 2,8 millions $ était une perte totale.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

L'entreprise fondée en 1969 avait été ravagée par un puissant incendie le 7 mars 2016. Des dizaines de pompiers étaient intervenus, mais le brasier avait eu le dessus, éliminant les installations évaluées à 2,8 millions $. Heureusement, aucun humain n'avait été blessé. Mais plus d'une centaine d'animaux et des milliers de papillons avaient péri.

Le jour même de la tragédie, les copropriétaires Jean-Paul et Étienne Daoust avaient indiqué vouloir reconstruire rapidement. C'est plutôt dans des locaux temporaires qu'ils avaient finalement relancé les activités.

Durant des mois, l'entreprise s'est chamaillée avec la mairie de L'Ancienne-Lorette qui demandait des modifications au projet. «La négociation avec la Ville a été dure.»

La hache de guerre a été enterrée. Le maire Émile Loranger était présent pour l'inauguration médiatique de la serre-magasin. Il pense avoir conclu une entente «gagnant-gagnant» avec les frères Daoust. 

Il faut dire que la reconstruction du centre jardin Hamel n'est que la phase 1 d'un vaste projet commercial. Déjà, «plus de 4 millions $» ont été investis : «On a dépassé notre budget.» 

Après ce premier pas, deux autres phases sont annoncées. Il est question d'un complexe commercial pouvant valoir plus de 10 millions $.

C'est que l'entreprise et la Ville se sont entendues pour revamper le boulevard Hamel. Sur les grands terrains du centre horticole, plusieurs bâtiments commerciaux pousseront.

«On va revitaliser le boulevard Hamel», se réjouit le maire Loranger. «On va faire de ce boulevard-là un boulevard commercial digne de ce nom».

Jean-Paul Daoust attaquera ce nouveau projet rapidement: «On se met à travailler là-dessus dès juillet.»

Hamel embauche environ 40 personnes à l'année, une cinquantaine l'été.

***

Vendre ou ne pas vendre... un kit pour marijuana ?

La légalisation annoncée de l'usage et de la culture de la marijuana suscite bien des questionnements pour un propriétaire de centre horticole! Vendre ou ne pas vendre le matériel? Donner ou non des conseils de plantation?

«Il y en a qui vont vouloir en faire pousser», relève le copropriétaire du centre horticole Hamel, Jean-Paul Daoust. Et faire pousser des plantes, les pépiniéristes savent comment!

La réflexion commence, poursuit-il, mais aucune décision n'est prise. Les convictions de l'homme entrent en collision avec le désir du gouvernement fédéral de légaliser la fumette ainsi que le jardinage de quelques plants pour les citoyens de plus de 18 ans. Objectif : juillet 2018.

«Personnellement, je suis contre la légalisation», déclare M. Daoust. Au-delà de ses opinions, il y a toutefois celles de la clientèle. Et la réalité d'une entreprise dont l'objectif est de vendre un produit. Voilà un nouveau marché «de niche» qui pourrait être intéressant.

«Ce sont des réflexions qu'on va avoir cet été. On n'a pas le choix.»

Manger du vert

Côté plantes comestibles, il n'y a toutefois pas que le marché de la marijuana. M. Daoust remarque que tout le pan des végétaux mangeables est en croissance.

«Les gens commencent à chercher des plantes comestibles pour mettre dans leurs assiettes», observe-t-il. Sur les étals, il a des fleurs. Mais aussi des plantes grasses, de la famille des cactus, qui peuvent être cuisinées.

Au fait, pour l'anecdote, c'est le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, qui a demandé s'il y aurait de la marijuana dans la serre du centre Hamel au cours de la visite médiatique des lieux, vendredi.




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