Feu vert pour le FreeO2 d'OxyNov

Pour Jean-Luc Balzer, Martin Morissette et François Lellouche,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Pour Jean-Luc Balzer, Martin Morissette et François Lellouche, la commercialisation du FreeO2 en Europe n'est qu'un début puisque la compagnie souhaite conquérir d'autres marchés.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Jeune entreprise technologique oeuvrant dans le domaine médical, OxyNov révolutionne l'administration d'oxygène aux patients dans les hôpitaux. Forte de résultats prometteurs, elle vient d'obtenir le feu vert pour commercialiser son invention, le FreeO2, en Europe.

Derrière le FreeO2 se trouvent deux médecins chercheurs travaillant dans le domaine de la santé respiratoire, Dr François Lellouche et Dr Erwan L'Her. Après avoir initié des travaux de recherche pour améliorer l'oxygénothérapie - l'administration d'oxygène aux patients, notamment ceux souffrant de maladie pulmonaire obstructive chronique - ils fondent OxyNov début 2009.

«La façon de donner de l'oxygène aux patients n'a pas bougé depuis une centaine d'années», indique le Dr Lellouche, montrant un débitmètre à bille qui doit être ajusté manuellement par une infirmière. «Tout le monde pense que l'oxygène, c'est anodin, alors que ça devrait être considéré comme un médicament, avec des doses précises à administrer», ajoute le chercheur qui travaille aux soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), où OxyNov a ses bureaux.

Les deux chercheurs font alors appel à l'expertise d'ingénieurs de l'Université Laval pour créer le FreeO2, une petite machine qui permet d'automatiser le débit d'oxygène donné à un patient. Un capteur est installé sur son doigt pour mesurer ses besoins en oxygène, et la dose fournie est ajustée en continu: de la bonbonne, l'oxygène passe dans la machine qui donne la quantité optimale en tout temps. Plus besoin d'attendre quelques heures qu'un membre du personnel médical fasse un changement manuel.

Avec un ajustement constant et un sevrage contrôlé, le FreeO2 permet de réduire jusqu'à 30 % le temps d'hospitalisation des patients, affirme le Dr Lellouche. «La direction de l'hôpital est très sensible à ça, parce que ça permet de réduire les coûts», ajoute-t-il.

L'Europe d'abord

Le pdg d'OxyNov, Jean-Luc Balzer, estime que l'achat d'un appareil serait entièrement rentabilisé après à peine deux mois. Mais la commercialisation du produit au Canada n'est pas encore commencée. Pas que l'entreprise ne vise pas ce marché en priorité, mais plutôt parce que le feu vert de Santé Canada est plus long à obtenir qu'en Europe, indique-t-on. C'est le cas aussi pour la Food and Drug Administration aux États-Unis.

«On espère que la commercialisation pourra commencer en 2018 aux États-Unis et d'ici la fin de la même année au Canada», signale M. Balzer, qui s'est joint à l'aventure en 2013. Quant à l'Europe, la vente d'appareils FreeO2 doit démarrer «dans les prochains jours» en France et «des accords de distribution seront conclus au cours des prochaines semaines» à l'échelle du continent, mentionne le pdg.

Les hôpitaux français «sont déjà nombreux à avoir signifié leur intérêt à acquérir ce dispositif», ajoute M. Balzer. Il faut dire que des études cliniques avec le FreeO2 ont également été menées dans l'Hexagone dans les dernières années, et qu'OxyNov a une filiale sur place depuis un an et demi qui compte sur la présence du cofondateur Dr L'Her.

Pas qu'à l'hôpital

L'équipe d'OxyNov entend poursuivre de nouvelles études cliniques pour adapter le FreeO2 à une utilisation dans les ambulances ainsi qu'à domicile. «On travaille aussi avec un spécialiste de l'apnée du sommeil» pour que le dispositif puisse servir lorsqu'il n'y a pas d'obstruction des voies respiratoires, révèle le Dr Lellouche. L'invention pourrait aussi trouver des applications pour les personnes qui manquent d'oxygène en altitude, tels les alpinistes.

Le financement étant le nerf de la guerre de la recherche, on apprenait mercredi qu'OxyNov vient de conclure une entente avec Desjardins - Innovatech pour un investissement en capital de risque de 500 000 $. Et la veille, c'est le Fonds InnovExport qui annonçait un investissement dans l'entreprise - de 500 000 $ également, précise Jean-Luc Balzer.




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