La Caisse vote contre la politique de rémunération de Bombardier

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La Caisse de dépôt et placement du Québec a fait savoir lundi qu'il n'avait pas appuyé la réélection de l'actuel président directeur Pierre Beaudoin - le petit-fils du fondateur Joseph-Armand Bombardier et fils de Laurent Beaudoin.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

À quelques jours de l'assemblée des actionnaires de Bombardier, l'opposition contre la politique de rémunération des hauts dirigeants de l'entreprise vient de monter d'un cran puisque la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a décidé de s'y opposer.

De plus, estimant que le temps était venu d'avoir un administrateur indépendant à la tête du conseil d'administration, le gestionnaire de régimes de retraite a fait savoir lundi qu'il n'avait pas appuyé la réélection de l'actuel président directeur Pierre Beaudoin - le petit-fils du fondateur Joseph-Armand Bombardier et fils de Laurent Beaudoin.

En plus de détenir 30 % de la division ferroviaire de Bombardier (TSX : BBD.B), la CDPQ détient plus de 53 millions d'actions de catégories A et B de la multinationale.

Bien qu'elle appuie le plan de redressement du président et chef de la direction Alain Bellemare, la Caisse estime que le conseil d'administration a erré en approuvant la politique de rémunération qui a suscité un tollé au sein de la population en plus de provoquer des manifestations.

«À notre avis, les décisions du conseil d'administration sur la rémunération des hauts dirigeants de la société ne sont pas à la hauteur des normes de gouvernance et de responsabilité envers les parties prenantes», fait valoir la première vice-présidente, affaires juridiques et secrétariat de la CDPQ, Kim Thomassin, dans sa lettre publiée lundi.

Grogne populaire

En raison de la pression populaire, Bombardier avait repoussé jusqu'en 2020 plus de la moitié de la rémunération de ses six plus hauts dirigeants pour l'année 2016. Initialement, la rémunération globale de ceux-ci devait totaliser 32,6 millions $, ce qui représentait une augmentation de 50 % sur un an.

La Caisse a salué ce pas de recul, mais ajoute que le «rehaussement des normes de gouvernance va bien au-delà des enjeux immédiats de rémunération».

Ainsi, le bas de laine des Québécois croit que le conseil d'administration devrait être dirigé par un administrateur indépendant plutôt qu'un membre de la famille qui contrôle l'entreprise.

Grâce aux actions à droit de vote multiple, la famille Beaudoin-Bombardier contrôle 53,23 % des droits de vote.

Après les installations de Mirabel l'an dernier, c'est au centre montréalais de finition des avions d'affaires Global, à Dorval, que le constructeur d'avions et de trains rencontrera ses actionnaires, jeudi.

Déjà, le Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC), par l'entremise de son président, Daniel Thouin, compte interpeller la haute direction du constructeur d'avions et de trains sur la question de la rémunération.

«Le sujet est plus sensible qu'à l'habitude», a expliqué son coordonnateur, Willie Gagnon, au cours d'un entretien téléphonique. «Comme l'an dernier, nous allons voter contre l'approche de la société en matière de rémunération.»

L'an dernier, la résolution consultative non contraignante sur l'approche de l'entreprise en matière de rémunération des membres de la haute direction avait été appuyée dans une proportion de 96,06 % par les actionnaires.




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