Si facile de cacher les pourboires dans les casinos et Salons de jeux

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Aucune mesure concrète ne force actuellement les préposés aux jeux électroniques dans les casinos et les Salons de jeux à déclarer leurs pourboires, a appris Le Soleil.

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(Québec) Alors que le gouvernement du Québec cherche à enrayer l'évasion fiscale, aucune mesure concrète ne force actuellement les préposés aux jeux électroniques dans les casinos et les Salons de jeux à déclarer leurs pourboires, a appris Le Soleil. Loto-Québec mise sur la bonne foi des travailleurs.

Cette situation s'applique aux préposés aux jeux électroniques, comme le poker, le black jack et la roulette. Pour les croupiers aux tables de jeu traditionnelles, «les pourboires sont des pourboires de groupe séparés de façon équitable au prorata des heures travaillées durant un quart de travail. Ces pourboires sont donc comptabilisés par le casino et inclus sur la paie des employés», note la société d'État. Ce qui n'est pas le cas pour les préposés. 

Selon nos informations, pour les Salons de jeux de Québec et de Trois-Rivières, les préposés aux tables de black jack de la société d'impartition Ekkinox pourraient recevoir en pourboires par quart de travail plusieurs centaines de dollars. Dans les casinos, les travailleurs sont sous la responsabilité de Loto-Québec. 

«Un client qui prend place à une table de black jack peut, s'il le désire, faire une transaction électronique et déposer un montant en pourboire au préposé. Une fois que le préposé imprime le coupon, il peut se présenter au comptoir-caisse et se faire rembourser en argent comptant», déplore une source, soulignant que cela facilite l'évasion fiscale. «Cette situation pourrait être réglée en incluant le montant sur la paie», poursuit-elle. Mentionnons que les préposés des Salons de jeux ne peuvent accepter aucun pourboire en argent comptant.

Notre source indique également que la direction des établissements de Québec et de Trois-Rivières est bel et bien au courant de cette situation, mais que rien n'est fait. 

Dans un courriel, Loto-Québec se défend en affirmant que «les pourboires sont des revenus pour la personne qui les reçoit, et c'est son devoir de les déclarer, comme l'exige la Loi de l'impôt sur le revenu». Elle confie que la manipulation administrative pour ajouter le montant des pourboires électronique directement sur la paie serait «excessivement complexe».

Le porte-parole de la société d'État, Patrice Lavoie, ne cache toutefois pas qu'il est difficile présentement de savoir si le travailleur déclare le bon montant de pourboires.   

Pour l'heure, Loto-Québec se dit satisfaite du travail de gestion d'Ekkinox. Afin d'accompagner les travailleurs dans leurs démarches, la société d'État souligne que cette entreprise et les casinos ont comme rôle «d'éduquer et de sensibiliser les employés par divers moyens sur le devoir de déclaration de tous leurs revenus. Ils procèdent systématiquement à des rappels amicaux auprès des employés afin de constamment les sensibiliser sur leur devoir de déclaration de tous leurs revenus».

Pour assurer un suivi, Loto-Québec explique que chaque employé des Salons de jeux est tenu de remplir un document afin de déclarer s'ils ont reçu un pourboire durant leurs heures de travail. «Ce document est placé avec la feuille de temps que doit remplir l'employé après son quart de travail afin qu'il soit bien à la vue de tous.»

Tricherie 

Il y a deux semaines, Loto-Québec confirmait avoir déposé une plainte aux autorités policières contre une ancienne employée du Salon de jeux de Québec. Cette dernière était soupçonnée d'avoir falsifié les résultats d'un tirage où les clients couraient la chance de gagner des prix en argent ainsi que différents produits. 

L'incident serait survenu dans le cadre de la promotion Tam-tam, qui s'étendait sur une période de six mois, et impliquerait un client et sa conjointe.

M. Lavoie avait confié au Soleil que l'employée en question avait «avoué avoir triché».




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