Familiprix: dehors le chocolat et les croustilles

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Pour ses pharmacies, Familiprix mise sur un coup d'oeil plus épuré, des vitrines dégagées et du mobilier bas.

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(Québec) Familiprix veut sortir le chocolat, les croustilles, les boissons sucrées et les produits ménagers de ses pharmacies et réduire l'espace accordé aux cosmétiques de masse pour se concentrer sur ses missions premières : conseiller les clients et vendre des médicaments.

«Plusieurs pharmaciens nous répètent depuis des années qu'ils sont tannés de vendre des chips», plaide le président de Familiprix, Albert Falardeau, lui-même propriétaire de pharmacies dans la région de la Chaudière-Appalaches, qui présentait, mercredi, Familiprix Santé, le nouveau segment de marché du groupe.

«Il y a une incompatibilité entre vendre une tablette de chocolat à un client et le conseiller sur le diabète en lui proposant de réduire sa consommation de sucre!» ajoute le vice-président du marketing, André Rhéaume.

«Pour nous, la santé, c'est une valeur importante. Il ne faut pas simplement le dire, il faut le démontrer», fait valoir Albert Falardeau.

Le chocolat, les croustilles et autres produits qui n'ont rien à voir avec la santé du commun des mortels ne disparaîtront pas des 335 succursales de Familiprix demain matin.

Un projet pilote se mettra en branle, à compter de lundi, dans un établissement de la famille Familiprix à Cowansville, en Montérégie.

Pourquoi Cowansville?

«Il s'agit d'un milieu très concurrentiel. Les autres grands joueurs de notre industrie s'y trouvent. Dans le voisinage, il y a aussi un Walmart et un Dollarama», explique André Rhéaume.

Au printemps, un deuxième projet pilote se concrétisera. À Nicolet, cette fois.

Les bonbons, les croustilles, les boissons sucrées, les produits ménagers et les articles saisonniers de toute sorte occupent généralement entre 30 % et 35 % de l'espace dans une pharmacie. Ils ne représentent que 20 % des ventes. Il est plus payant, pour un pharmacien, de vendre un contenant de Tylenol qu'une barre aux bulles Aero!

En lieu et place, le nouveau concept de Familiprix propose d'accorder un peu plus d'espace aux produits naturels, aux médicaments en vente libre et à la dermocosmétique. Les consommateurs pourront aussi consulter, en permanence, une infirmière et une nutritionniste.

La «pharmacie Familiprix du futur» n'aura rien d'un magasin à escomptes.

«On s'est fait dire, au cours de nos consultations, que toutes les pharmacies finissaient par se ressembler. On entre et on se retrouve tout de suite dans les cosmétiques. Le laboratoire se trouve toujours dans le fond du commerce», souligne André Rhéaume. Une vieille stratégie commerciale établie afin que le client achète une bouteille de shampoing en se rendant chercher ses médicaments.

«C'est pourquoi le laboratoire sera au coeur de la pharmacie et non plus dans le fond de l'établissement», précise-t-il. En entrant dans le commerce, le client aura, devant lui, le pharmacien et son équipe.

La direction de Familiprix prévoit un déploiement à grande échelle de sa «pharmacie du futur» en 2018 tout dépendant, évidemment, de la réponse des consommateurs à Cowansville et à Nicolet.

Familiprix ira-t-il chercher une nouvelle clientèle avec ses nouvelles pharmacies d'une superficie de 5000 pieds carrés? Des établissements plus petits que les Familiprix Extra (6000 pieds carrés) et plus grands que les Familiprix Clinique (2000 pieds carrés). 

André Rhéaume prévoit plutôt un déplacement de clientèle.

«Le nouveau concept rejoint ceux qui jugent qu'ils n'ont pas suffisamment de choix dans une petite surface, mais qui ne fréquentent pas les plus grandes prétextant qu'il y a trop de produits non reliés à la santé.»

Albert Falardeau a tenu à préciser que cette transformation en profondeur ne fera pas partout.

«Dans certaines municipalités, la concurrence commerciale est moins forte. La pharmacie, bien souvent, joue le rôle de magasin général. Ça ne serait pas rendre service aux gens de retirer certains produits des tablettes.»

Cure de rafraîchissement

Par ailleurs, Familiprix entreprend une vaste opération pour changer le design intérieur de ses 355 succursales au fur et à mesure que leur tour viendra de subir une cure de rénovation.

«Nous optons pour un coup d'oeil plus épuré. Nous favorisons un mobilier bas et des vitrines dégagées. Nous nous faisons souvent reprocher que nos commerces sont surchargés. À la caisse, par exemple, il n'y aura plus de produits en vente sur le comptoir ou sur le mur derrière l'employé.»

Familiprix prévoit retaper une vingtaine de succursales en 2017.




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