Des petits pas pour les femmes dans les C.A.

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Globalement, 12 % de l'ensemble des postes dans les conseils d'administration étaient occupés par des femmes en 2016. Une très légère hausse d'un point de pourcentage par rapport à l'année dernière.

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(Québec) Un tout petit pas à la fois.

C'est à ce rythme que les femmes accèdent aux postes d'administrateurs au sein des sociétés canadiennes inscrites en Bourse.

Par contre, le surplace est carrément à l'honneur pour ce qui est des postes dans les équipes de direction de ces entreprises.

Les autorités en valeurs mobilières du Canada, y compris l'Autorité des marchés financiers du Québec (AMF), ont publié mardi, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, le portrait de la représentation féminine au conseil d'administration et à la haute direction des compagnies canadiennes inscrites en Bourse.

«Les conseils d'administration comptent davantage de femmes que l'année dernière», rapporte l'avis des organismes de surveillance du marché des valeurs mobilières. Globalement, 12 % de l'ensemble des postes étaient occupés par des femmes en 2016. Une très légère hausse d'un point de pourcentage par rapport à l'année dernière.

Le Québec fait meilleure figure. 

En effet, selon l'AMF, 18 % des postes d'administrateurs au sein des entreprises québécoises inscrites en Bourse étaient l'apanage des femmes en 2016.

Le document publié par les autorités en valeurs mobilières du Canada montre, entre autres, que le pourcentage de femmes occupant des postes d'administrateurs au sein des plus importantes sociétés - celles dont la capitalisation boursière excède 10 milliards $ - atteignait 23 % en 2016, en hausse de deux points de pourcentage par rapport à l'année précédente. Dans le cas du Québec, ce pourcentage affichait 22 % l'an dernier.

La performance canadienne au chapitre de la représentation des femmes dans les sociétés ouvertes présentant une capitalisation boursière dépassant 10 milliards $ se compare avantageusement à celle des États-Unis (19 %), de l'Australie (22 %), de l'Allemagne (24 %) et du Royaume-Uni (26 %).

Des données confirmant celles publiées en novembre dernier par le Conseil canadien pour la diversité administrative (CCDA) qui établissait que 21,6 % des sièges aux conseils d'administration des 500 plus importantes sociétés canadiennes, selon le Financial Post, étaient occupés par des femmes.

Rien pour écrire à sa mère

La maigre augmentation de 2,1 % enregistrée par rapport à 2015 n'impressionnait nullement le chef de direction du CCDA, Sherri Stevens, qui rappelait que la hausse entre 2014 et 2015 avait été de 2,4 %, soit la plus forte depuis 2001.

«La diversité est préférable à la pensée unique pour améliorer le rendement financier d'une entreprise», avait fait-elle valoir. «Elle favorise la discussion ainsi qu'une plus grande diligence en matière de prise de décision, et, ultimement, elle améliore le rendement financier et la valeur pour les actionnaires. Un nombre croissant de cadres supérieurs reconnaissent le lien entre la diversité et le rendement, mais ce dont nous avons maintenant besoin, c'est d'accélérer la mise en oeuvre des politiques et la création du changement.»

Par ailleurs, l'avis publié mardi par les autorités en valeurs mobilières du Canada montre que 21 % des sociétés ouvertes avaient adopté une politique sur la recherche et la sélection de candidates aux postes d'administrateurs et que 9 % d'entre elles avaient établi une cible de représentation féminine.

Le secteur des mines et celui du pétrole et gaz boudent les femmes. En effet, 60 % des sociétés ouvertes de ces deux secteurs ont indiqué n'avoir aucune femme parmi leurs administrateurs.

Au chapitre de la présence des femmes au sein des équipes de direction des entreprises canadiennes inscrites en Bourse, les autorités en valeurs mobilières ne peuvent que constater le statu quo. Le nombre de sociétés comptant au moins une femme parmi ses plus hauts dirigeants est demeuré à 58 %, soit au même point qu'en 2015.

1,43 $ de moins l'heure

Une nouvelle étude réalisée par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) montre que dans les entreprises de 200 employés et plus, les femmes occupant des professions exigeant une formation universitaire, collégiale et secondaire gagnent en moyenne 1,43 $ l'heure de moins que leurs collègues masculins. 

«Sur le plan de la comparaison du salaire moyen, les femmes sont en moyenne moins bien rémunérées que les hommes dans les entreprises de 200 employés et plus», tranche l'ISQ, et ce, malgré le fait que les entreprises de cette taille possèdent généralement des structures salariales bien établies.

31,54 $ l'heure pour les gars.

30,11 $ l'heure pour les filles.

Une différence de 1,43 $. 

L'écart salarial entre les femmes et les hommes peut atteindre 3,95 $ dans un milieu non syndiqué et 3,47 $ dans le secteur privé.

Pour en savoir davantage : goo.gl/GqiKVK




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