Jetées à Saint-Pierre-et-Miquelon, recyclées à Lévis

La Société V.I.A. de Lévis reçoit des matière... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La Société V.I.A. de Lévis reçoit des matière à recycler provenant de Saint-Pierre-et-Miquelon depuis décembre dernier.

Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La Société V.I.A. de Lévis ne traite plus seulement les matières recyclables de plusieurs régions éloignées du Québec dans ses centres de tri de Québec, Lévis, Rivière-du-Loup et Dégelis. Elle en reçoit aussi qui proviennent d'une autre province et même d'un autre pays!

V.I.A. triait déjà depuis près de deux ans les matières recyclables de la région d'Acadie-Bathurst, au Nouveau-Brunswick, quand elle a reçu un appel inattendu en 2016 : il provenait de l'archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon, au sud de Terre-Neuve.

«Comme tous les autres départements français, ils sont régis par le système Écoemballage, qui émet une taxe sur l'emballage pour financer le recyclage en France. Mais voilà, il n'y a aucun centre de tri dans cet archipel dont la population est de 6000 résidents. Et les gens là-bas trouvaient que ça n'avait aucun sens de retourner leurs matières recyclables en Europe», explique Jean-Sébastien Daigle, PDG de V.I.A.

En tant que plus important centre de tri à l'est de Montréal, l'entreprise lévisienne qui est également un centre de travail adapté s'imposait donc comme un choix logique. «Nous avons un important volume, donc des coûts de production intéressants, et nous valorisons toutes les matières. De plus, les transformateurs à qui nous vendons sont presque tous situés entre Québec et Montréal», poursuit M. Daigle.

Les îles françaises ont donc aménagé une chaîne de tri manuelle pour faire un pré-tri des matières. Le carton est donc trié et mis en ballots, le papier journal est trié séparément et les contenants sont triés, mais mélangés avant d'être placés dans un camion et expédiés par bateau à Halifax. Là-bas, un camion les amène jusqu'au centre de tri de Lévis, où le tri est complété.

«Nous avons reçu notre premier conteneur au mois de décembre et ça continue», indique M. Daigle.

Projet néo-brunswickois

V.I.A. traite 115 000 tonnes de matières recyclables par année et, avec son récent agrandissement et ses nouveaux équipements technologiques, elle peut maintenant viser un territoire encore plus grand. 

«Depuis la fin de l'automne, nous avons ajouté un entrepôt de 15 000 pieds carrés trois fois plus grand que le précédent. Nous avons aussi des robots avec lecteurs optiques depuis l'automne 2015 qui nous permettent de traiter la matière 20 fois plus rapidement qu'un être humain», poursuit-il.

Jean-Sébastien Daigle ne le cache pas : il garde toujours l'oeil sur le Nouveau-Brunswick, où le recyclage et le tri des matières résiduelles sont encore à développer. «Là-bas, il y a beaucoup de développement à faire au niveau du recyclage puisqu'il y a très peu de centres de tri et que plusieurs régions ne sont pas encore desservies. Ainsi, nous visons à développer ce marché au cours des prochaines années. Nous sommes ouverts à un partenariat avec les régions néo-brunswickoises qui ont besoin de service», explique-t-il.

Malgré son incursion à Saint-Pierre-et-Miquelon, V.I.A. n'a toutefois pas, pour l'instant, l'intention de viser d'autres marchés des Maritimes à l'exception de la province voisine. 

«Nous ne sommes pas encore rendus là», tempère cependant M. Daigle au sujet d'éventuels partenariats avec l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve.




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