La société mère de Tim Hortons acquiert Popeyes pour 1,8 milliard $ US

RBI a l'intention d'accélérer la croissance de Popeyes... (La Presse canadienne, Chris Young)

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RBI a l'intention d'accélérer la croissance de Popeyes aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

La Presse canadienne, Chris Young

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Aleksandra Sagan
La Presse Canadienne
Oakville

La société mère de Tim Hortons et de Burger King a pris les grands moyens pour ajouter du poulet frit à son menu en concluant une entente amicale qui la verra acquérir la chaîne américaine Popeyes.

Restaurant Brands International (TSX:QSR) a indiqué mardi qu'elle allongerait 1,8 milliard $ US pour mettre la main sur la bannière de restaurants inspirée de la Louisiane. L'offre équivaut à 79 $ US par action de Popeyes Louisiana Kitchen, inscrite à la cote de la Bourse du NASDAQ.

«Nous sommes très excités d'accueillir une autre marque emblématique couronnée de succès. Son riche héritage de la Louisiane va vraiment parler à nos invités de partout dans le monde», a affirmé le chef de la direction de RBI, Daniel Schwartz, lors d'un entretien.

Selon Will Slabaugh, directeur général de la firme de l'Arkansas Stephens, l'entente n'a pas étonné la plupart des analystes.

«Je crois qu'il y a toujours eu des indices permettant de croire qu'il pourrait y avoir plus de bannières à l'avenir», a-t-il indiqué. L'acquisition de Tim Hortons, en 2014, avait convaincu des analystes que RBI pourrait détenir une solide plateforme pour enrôler d'autres chaînes de restauration rapide.

Cependant, peu de chaînes respectent les critères de RBI en ce qui a trait aux acquisitions. M. Slabaugh affirme que l'entreprise recherche vraisemblablement des chaînes qui sont attrayantes pour les consommateurs d'un peu partout dans le monde - et non seulement les Américains.

RBI a l'intention d'accélérer la croissance de Popeyes aux États-Unis et ailleurs dans le monde, a expliqué M. Schwartz. La société compte actuellement plus de 2600 restaurants, essentiellement aux États-Unis, incluant 621 emplacements à l'étranger.

«Il n'y a aucune raison pour que la taille de cette marque ne soit pas largement multipliée d'ici plusieurs, plusieurs années», a ajouté M. Schwartz. La cadence actuelle de la croissance de Popeyes est semblable à celle de Burger King lorsque RBI l'a acquise, a-t-il ajouté.

En 2010, Burger King ouvrait 173 restaurants nets par année à travers le monde. L'an dernier, ce nombre a grimpé à 735.

Selon M. Schwartz, cela est attribuable au modèle de croissance de base des franchisés de RBI, qui accorde à un franchisé ou à un groupe de franchisés les droits pour l'expansion de la chaîne dans des régions précises. RBI a l'intention d'adopter le même modèle de croissance pour Popeyes, dont l'empreinte est moins établie que celle de certains de ses concurrents comme KFC.

L'action bondit

L'action de Popeyes a bondi à l'annonce de l'acquisition, atteignant un record de 79,03 $ US dans la matinée, ce qui représentait une hausse d'environ 19,5 % par rapport à son cours de clôture de vendredi. Elle a finalement clôturé à 78,73 $ US. Le titre de RBI a lui aussi pris de la valeur, gagnant 4,98 $, soit 7,05 %, pour clôturer à 75,65 $ à la Bourse de Toronto.

La transaction devrait faire grimper immédiatement la valeur des actionnaires de Popeyes, a estimé sa chef de la direction, Cheryl Bachelder, dans un communiqué de presse publié conjointement avec RBI.

La proposition d'acquisition est assujettie à diverses approbations, dont celle de plus de la moitié des actionnaires de Popeyes, mais RBI s'attend à pouvoir conclure le tout d'ici le début avril. L'équipe de direction de Popeyes devrait continuer à s'occuper de l'exploitation de l'entreprise américaine.

Le siège social de RBI se trouve à Oakville, en Ontario, à l'ouest de Toronto. L'entreprise compte plus de 20 000 restaurants dans plus de 100 pays et territoires.

L'acquisition annoncée mardi n'est probablement pas la dernière de RBI, a estimé M. Slabaugh, même s'il ne s'attend pas à une nouvelle annonce dans un avenir rapproché.

«Avec le temps, je m'attends certainement à ce qu'ils acquièrent d'autres marques.»

M. Schwartz a pour sa part estimé qu'il était «prématuré» de s'avancer sur ses intentions au-delà de l'entente actuelle.




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