De nouveaux espoirs pour Davie

Pour combler le besoin pressant de la Garde... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Pour combler le besoin pressant de la Garde côtière canadienne en matière de brise-glaces, Chantier Davie Canada propose la conversion d'un navire commercial. Elle le fait actuellement en transformant le MS Asterix en navire ravitailleur pour la Marine royale.

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(Québec) Chantier Davie Canada lorgne un important contrat pour la réparation et l'entretien de la flotte de 12 frégates appartenant à la Marine royale canadienne. Son obtention apporterait du boulot pendant une décennie à 300 travailleurs au chantier maritime de Lévis.

Ce n'est toutefois pas avant le mois de mars 2018 que ce contrat d'une valeur totale pouvant atteindre 2 milliards $ sera accordé par le gouvernement fédéral.

L'automne dernier, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada a lancé le processus en tendant la perche aux entreprises intéressées en les informant de ce projet visant à moderniser les 12 frégates de la classe Halifax, dont la durée de vie trouvera son terme entre 2032 et 2036. 

«Il ne s'agit pas de travaux liés aux systèmes de combat des navires, mais de remise en état de la coque et des machines», indique Spencer Fraser, le directeur général de Federal Fleet Services, une société soeur de Davie au sein du holding Inocea, qui est propriétaire du chantier de Lévis depuis 2012.

«Nous sommes formidablement bien positionnés pour décrocher ce contrat. Nous détenons l'expertise et les capacités de production nécessaires pour tirer notre épingle du jeu», ajoute M. Fraser, qui s'attend à devoir jouer du coude puisque l'éternel concurrent de Davie - Irving - cherchera également à obtenir sa part du gâteau. Rappelons que trois des 12 navires de combat de surface de la classe Halifax ont été construits au chantier de Lévis, soit les NCSM Calgary, Regina et Ville de Québec.

Ottawa devrait déposer la demande de propostions d'ici le mois de mai prochain.

L'évaluation des propositions soumises se fera à compter de l'automne 2017.

Brise-glace

Par ailleurs, la Garde côtière canadienne éprouve de plus en plus de difficultés à effectuer ses missions de déglaçage et de remorquage.

L'heure est grave et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada vient de lancer une bouée de sauvetage à l'industrie pour obtenir des solutions de rechange à court terme.

«En raison de la diminution de la disponibilité de la flotte de brise-glace, la Garde côtière prévoit qu'elle pourrait avoir besoin d'un potentiel de déglaçage supplémentaire fourni par un à cinq brise-glace à différentes périodes au cours des prochaines années», mentionne Travaux publics et Services gouvernementaux Canada dans une demande d'information publiée en décembre.

Signalant que des incidents survenus en 2014 à deux navires de charge se trouvant en eaux canadiennes avaient mis en lumière «plusieurs lacunes du potentiel de remorquage du Canada, à court et à moyen terme» et invoquant «les limites de la capacité de la Garde côtière à remorquer de grands navires», le gouvernement canadien estime qu'il pourrait avoir besoin «de un à trois navires capables de remorquer pour répondre à des incidents maritimes à court ou moyen terme.»

Des pourparlers sont déjà en cours avec des chantiers en mesure de voler au secours de la Garde côtière.

Chantier Davie est du groupe.

L'entreprise avait déjà approché Ottawa à ce sujet.

Sa solution : la conversion d'un navire commercial. Davie le fait actuellement en transformant le MS Asterix en navire ravitailleur pour la Marine royale.

Ces dernières semaines, le chantier de Lévis a frappé à la porte du gouvernement canadien pour lui proposer, cette fois, d'acheter quatre bateaux, de les convertir en brise-glace et de les louer à la Garde côtière.

«À Ottawa, les autorités ont fini par se rendre compte que le Canada perdait graduellement sa capacité d'intervention en raison de l'âge avancé de sa flotte de navires», explique Spencer Fraser.

Navires polyvalents

Chez Davie, tout le monde est sur le qui-vive puisque Travaux publics et Services gouvernementaux Canada vient tout juste de publier une autre demande d'information auprès des chantiers maritimes canadiens.

Cette fois, Ottawa veut faire construire des navires polyvalents, c'est-à-dire des bateaux qui sont en mesure de faire, entre autres, de la patrouille frontalière, de la recherche, du sauvetage, du remorquage et du réapprovisionnement côtier.

Dans la demande d'information publiée au début du mois de février, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada ne précise cependant pas le nombre de navires polyvalents dont le Canada aura besoin.

Selon Spencer Fraser, ce nombre pourrait atteindre 10.

Évidemment, Chantier Davie Canada n'entend pas laisser passer cette opportunité de garnir son carnet de commandes.

Par ailleurs, le brise-glace NGCC Louis S. St-Laurent, appartenant à la Garde côtière, doit arriver, mardi, au chantier naval de Lévis pour y subir une cure de rajeunissement d'une valeur de 14 millions $.




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