Matièrs, chef d'orchestre du défilé du Carnaval

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Ghislain Turcotte, responsable de la direction artistique et propriétaire de la compagnie Matièrs

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Cinq mois de réflexion et de préparation et quatre mois de réalisation pour deux jours de spectacle. Le jour J, l'erreur n'est plus permise (ou presque), lors du défilé du Carnaval de Québec.

Depuis trois ans, l'entreprise Matièrs, mandatée par l'organisation du Carnaval, est le chef d'orchestre du grand défilé de Bonhomme. Et chaque année représente un nouveau défi, car les attentes sont grandes, concède au Soleil Ghislain Turcotte, responsable de la direction artistique et propriétaire de la compagnie. 

«Lors de mon arrivée, mon mandat était de renouveler entièrement le concept du défilé», se remémore le concepteur. «Nous avions proposé de créer une espèce de fresque nordique pour que le défilé nous ressemble un peu plus et qu'on n'emprunte pas notre style à Walt Disney. L'idée était de faire quelque chose en s'inspirant de Québec, de l'hiver, de la nordicité, de nos légendes et de nos racines. Aujourd'hui, nous sommes à l'an 3», poursuit fièrement le patron.

De fil en aiguille, chaque année, les tableaux sont améliorés et de nouveaux véhicules animés apparaissent dans le décor. Pour la cuvée 2017, le premier test a eu lieu le 4 février dans les rues de Charlesbourg. Et le second aura lieu samedi, en haute ville. Les animaux géants, poissons, loups, chouettes et cerfs, ainsi que les personnages emblématiques donnant vie à la «cité nordique» seront de nouveau au rendez-vous.

Le défilé 2017 comprend 525 artistes et figurants, danseurs et musiciens, et 14 tableaux, dont 12 chars allégoriques. Les deux principaux ajouts à l'événement carnavalesque sont un module avec un ours géant aux yeux illuminés qui se dresse debout et le véhicule des rêves. Ce dernier illustre une lune dans laquelle on peut apercevoir des ombres, représentant entre autres des animaux.

Cinq mois de réflexion et de préparation et... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 2.0

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Le Soleil, Caroline Grégoire

«Afin de captiver les gens, nous nous devons de bonifier la légende et la fresque nordique chaque année. Nous ajoutons de petits éléments au sein du défilé, mais également un à deux tableaux d'envergure. [...] On s'est donné comme mission cette année de rendre le défilé le plus interactif possible. On voulait créer un dialogue entre le spectacle déambulatoire et le public. On voulait aller voir le monde», explique M. Turcotte, quelques heures avant la deuxième présentation. D'ailleurs, le directeur artistique ne cache pas souffler un petit peu mieux depuis que la glace est brisée pour 2017. 

Plusieurs centaines de milliers de dollars

Avant même que le premier véhicule ne sorte de l'entrepôt pour le premier défilé, ce sont environ 70 personnes qui se sont relayées dans différentes tâches pour mettre au monde le spectacle. «Il y a toujours un peu de stress, c'est un gros mandat où il y a beaucoup d'attentes. Le secret est d'avoir les bonnes personnes et de toujours penser en dehors du cadre, de la boîte», soutient l'homme d'affaires, préférant ne pas dévoiler le budget financier dédié à la parade. Il confirme toutefois qu'il s'élève à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Pour Matièrs, qui réalise entre huit et dix projets par année, le travail entourant le défilé débute au mois d'avril. Jusqu'en septembre, l'entreprise réalise alors «du prototypage», raconte M. Turcotte. «On commence en soulevant les bons et mauvais coups de la dernière année. On regarde ce qu'on retient et on dresse un plan vers où on veut s'en aller.» À partir de septembre, la phase de réalisation des tableaux débute. Elle se déroule jusqu'à la première semaine du défilé.

Fondée en 2012, Matièrs, qui compte quatre travailleurs à temps plein, a réalisé plusieurs autres projets, entre autres L'escalier de cristal interactif de la place D'Youville et le concept interactif - Le livre d'histoire - de projection multimédia sur la façade de l'église Notre-Dame-des-Victoires. Le propriétaire de la compagnie confie que le carnet de commandes pour les prochains mois s'annonce également bien garni.

La «cité nordique» envahit la haute ville

Cinq mois de réflexion et de préparation et quatre... (Infographie Le Soleil) - image 4.0

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Infographie Le Soleil

Après Charlesbourg, place à la haute ville! Les carnavaleux qui souhaitent voir ou revoir Bonhomme, les duchesses et les nouveaux animaux nordiques qui colorent le défilé ont rendez-vous samedi dès 19h aux abords du boulevard René-Lévesque, de Cartier ou de Grande Allée (voir le plan). Environnement Canada prévoit un temps moins glacial que l'an dernier, avec un minimum de - 15 °C et un vent léger. Le Réseau de transport de la capitale invite les gens à se déplacer en autobus vers le centre-ville, qui accueille aussi le Jamboree. La fréquence des Métrobus 800 et 801 en direction du centre-ville est bonifiée à sept minutes et demie dès 16h, et l'accès est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés d'un adulte durant la fin de semaine. Raphaëlle Plante

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