Le fonds de grève des juristes de l'État s'épuise

Au micro, François Desroches-Lapointe et Me Jean Denis... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Au micro, François Desroches-Lapointe et Me Jean Denis lors d'une manifestation des juristes et notaires.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Aux prises avec un fonds de grève qui s'assèche, les juristes de l'État québécois ont contacté divers syndicats canadiens en vue d'un prêt monétaire. Si la grève de bientôt 16 semaines devait encore s'étirer, les avocats et notaires n'excluent pas de suspendre leur grève générale illimitée.

«Les gens ne sont pas fous, ils savent, évidemment, qu'on arrive vers la fin de notre fonds de grève», admet le président du syndicat des avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ), Me Jean Denis. 

LANEQ a discuté avec quelques organisations syndicales d'envergure, dont le Syndicat canadien de la fonction publique, en vue d'un prêt. «Un syndicat que je ne peux pas nommer nous a déjà garanti un prêt au besoin», assure le président de LANEQ.

N'empêche, la situation financière des juristes de l'État pourrait éventuellement les forcer à suspendre la grève générale illimitée qui dure depuis le 24 octobre. Les possibilités d'une simple grève des heures supplémentaires ou encore de semaines de travail écourtées seront évaluées comme moyens de pression, si le plus long conflit de travail de l'histoire de l'État québécois continue de s'étirer. 

Vider le fonds de grève de ses avocats et notaires était le plan assumé du gouvernement depuis le début, déplore Me Denis. «Ils veulent nous humilier et ils continuent de le faire. Ils essayent de faire un exemple avec nous.»

Jeudi, LANEQ a publiquement accusé les hauts fonctionnaires du Conseil du trésor de déroger de la volonté de leur nouveau président Pierre Moreau. «Je crois à sa bonne volonté, mais ses fonctionnaires gardent la ligne dure et bloquent ça», estime Jean Denis. Le président de LANEQ affirme entre autres que dans de récentes discussions avec le syndicat, Pierre Moreau aurait consenti à leur accorder le 10 % d'augmentation salariale sur quatre ans qu'ils demandent. 

Sauf qu'à la table de négociation, à la suite de la discussion avec le ministre, LANEQ s'est fait proposer le même 5,25 % d'augmentation sur lequel les membres ont déjà voté à deux reprises, le rejetant les deux fois, relate Me Denis. 

Dissonance de discours

LANEQ a demandé une rencontre avec M. Moreau, vendredi, pour discuter de la dissonance entre son discours et celui des fonctionnaires chargés des négociations. Dépendamment de l'attitude du président du Conseil du trésor, LANEQ pourrait finalement mettre à exécution sa menace de poursuivre le gouvernement du Québec pour avoir fait preuve de mauvaise foi dans les négociations, prévient Jean Denis. 

«Depuis le début, on a négocié de bonne foi et ils n'ont pas bougé d'un iota. Refuser de concéder quoi que ce soit, est-ce que c'est ça négocier?»

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