Ottawa prête 372,5 millions $ à Bombardier

Le pdg de Bombardier, Alain Bellemare, descend d'un avion... (La Presse canadienne, Paul Chiasson)

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Le pdg de Bombardier, Alain Bellemare, descend d'un avion de Bombardier avant une conférence de presse, mardi.

La Presse canadienne, Paul Chiasson

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La Presse Canadienne
Montréal

Après plus d'un an de pourparlers, Bombardier a finalement convaincu le gouvernement Trudeau de lui octroyer une aide financière, mais le montant est toutefois bien en deçà du milliard de dollars demandé par le constructeur d'avions et de trains.

Ottawa allouera 372,5 millions $ à la multinationale québécoise, sous forme de prêt, afin qu'elle puisse poursuivre le développement de son avion commercial CSeries ainsi que de son appareil d'affaires Global 7000 - dont l'entrée en service est prévue en 2018.

Le tiers du financement sera consacré à la CSeries, tandis que les deux tiers de l'enveloppe serviront au programme Global 7000.

Le ministre responsable du dossier, Navdeep Bains, en a fait l'annonce mardi soir, au Centre de finition d'avions Global de Bombardier, à Dorval. Il était accompagné d'une brochette de ministres fédéraux, dont le ministre des Transports, Marc Garneau, et la ministre du Patrimoine canadien et députée de la région, Mélanie Joly.

Pendant son allocution, M. Bains a affirmé que l'octroi de ce prêt était la « bonne solution » pour conserver les emplois au Canada et assurer la compétitivité de l'entreprise.

Le ministre a tenu à souligner que la « position de l'entreprise avait évolué » et que les discussions avec le gouvernement avaient ainsi pris une autre tournure.

Alain Bellemare, le président et chef de la direction de Bombardier, semblait très heureux de la nouvelle, même si les fonds, étalés sur quatre ans, sont bien moins généreux que l'espéraient initialement l'entreprise et le gouvernement québécois.

«Très, très contente»

M. Bellemare a remercié plusieurs fois le gouvernement canadien et a affirmé que l'entreprise était « très, très contente » du prêt du gouvernement fédéral.

« Quelle belle journée pour Bombardier », avait-il lancé d'entrée de jeu.

Depuis décembre 2015, la société demandait à Ottawa d'imiter le gouvernement québécois de Philippe Couillard, qui a injecté 1 milliard $ US dans la CSeries en échange d'une participation de 49,5 pour cent dans le programme.

Alors qu'elle éprouvait des difficultés financières, Bombardier avait également vendu une participation de 30 pour cent de sa division ferroviaire pour 1,5 milliard $ US à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Au dernier sommet économique de Davos, en janvier, le premier ministre Couillard n'avait pas voulu spéculer sur la possibilité qu'Ottawa puisse investir dans un autre projet que la CSeries de Bombardier, un scénario qui augmente le risque pris par l'État québécois à l'endroit de ce nouvel avion commercial.

Après un développement marqué par des retards ainsi que des dépassements de coûts, la CSeries est finalement entrée en service en juillet dernier. Jusqu'à présent, Bombardier a reçu 360 commandes fermes pour son nouvel avion commercial.

Seulement sept appareils ont été livrés en 2016 en raison de problèmes chez Pratt & Whitney - le fabricant du moteur -, mais Bombardier s'attend à pouvoir livrer entre 30 et 35 avions cette année et entre 90 et 120 appareils en 2020.

L'an dernier Bombardier a annoncé deux restructurations touchant quelque 14 500 postes à travers le monde, dont des milliers au Québec.

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