Bois d'oeuvre: Résolu confiante de pouvoir convaincre les Américains

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Richard Garneau, président et chef de la direction de Résolu

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Au cours des prochaines semaines, Produits forestiers Résolu (TSX:RFP) croit pouvoir prouver aux autorités américaines qu'il n'y a pas de raisons d'imposer des tarifs ou quotas sur les exportations de bois d'oeuvre en provenance du Québec et de l'Ontario.

L'entreprise québécoise fait partie des entreprises sélectionnées - avec les sociétés britanno-colombiennes West Fraser Timber (TSX:WFT), Canfor Corporation (TSX:CFP) et Tolko Industries - par le département américain du Commerce dans le cadre de son enquête en droits compensatoires.

«Avec les changements apportés au régime forestier, on pourra prouver que notre système s'inspire du libre-échange, qu'il est similaire aux mesures en vigueur dans plusieurs États américains», a commenté le président et chef de la direction de Résolu, Richard Garneau, jeudi, en marge du dévoilement des résultats du quatrième trimestre, où l'entreprise a raté la cible et vu son action plonger en Bourse.

D'ici la fin du mois, la plus importante compagnie forestière de la province devra répondre à de nombreuses questions entourant le fonctionnement ainsi que l'approvisionnement de ses 21 scieries qu'elle exploite au Québec et en Ontario. Des fonctionnaires viendront également effectuer des vérifications dans les bureaux de Résolu. Les trois autres compagnies sélectionnées devront également se soumettre à ce processus.

Le département du Commerce devrait par la suite utiliser ces informations afin de déterminer s'il imposera ou non des droits préliminaires sur les exportations canadiennes au printemps.

«Le Québec est allé pas mal loin, a dit M. Garneau. Un professeur de l'Université de Pennsylvanie spécialisé dans les mises aux enchères a été embauché pour analyser le régime forestier québécois afin de le comparer à ceux en vigueur aux États-Unis. Je n'ai pas encore vu le rapport, mais je sais que le gouvernement est confiant.»

À la fin janvier, le gouvernement Couillard avait salué la décision du département du Commerce d'inclure une société québécoise dans son analyse étant donné que l'industrie forestière varie d'une province à l'autre au Canada.

Des millons à investir

Toutefois, Résolu - tout comme les trois autres sociétés forestières canadiennes - devra consacrer «plusieurs millions de dollars» pour répondre aux questions des autorités américaines, a expliqué son dirigeant.

Par ailleurs, M. Garneau a estimé que le patron de Tembec, James Lopez, n'avait pas lancé un pavé dans la marre en se montrant ouvert à des quotas sur les exportations canadiennes de bois d'oeuvre, une position qui s'éloigne de celle du gouvernement Couillard ainsi que de la plupart des joueurs de l'industrie forestière.

«C'est une opinion, a-t-il dit. L'industrie demeure solidaire.»

Au quatrième trimestre, Résolu a affiché une perte nette de 45 millions $US, ou 50 cents US par action, par rapport à une perte nette de 214 millions $US, ou 2,39 $US par action, à la même période il y a un an.

Abstraction faite des éléments non récurrents, sa perte ajustée s'est chiffrée à 3 millions $US, ou trois cents US par action, comparativement à une perte de 26 millions $ US, ou 29 cents US par action, il y a un an.

Les ventes sont demeurées essentiellement stables, à 889 millions $US.

Cette performance a raté la cible des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un bénéfice ajusté par action de neuf cents US et sur des recettes de 905 millions $US.

Cela a déçu les investisseurs, puisqu'en après-midi, à la Bourse de Toronto, l'action de Résolu plongeait de 18,28 %, ou 1,30 $, pour se négocier à 5,81 $.

«Nous sommes toujours surpris de ces réactions, a affirmé M. Garneau, lorsque questionné à ce sujet. Nous traversons une transformation importante.»

M. Garneau a estimé que la patience des investisseurs serait récompensée en 2017, puisque l'entreprise devrait commencer à tirer des bénéfices de sa percée effectuée dans le secteur du papier tissu il y a deux ans en mettant la main sur le producteur floridien Atlas Paper Holdings - qui fabrique notamment des papiers essuie-tout et du papier de toilette - en plus d'investir dans son usine de Calhoun, au Tennessee.

Pour l'exercice, la perte nette de Résolu a été de 81 millions $US, ou 90 cents US par action, comparativement à 257 millions $US, ou 2,78 $US par action, en 2015.

Sur une base ajustée, l'entreprise a engrangé un bénéfice de 4 millions $ US, ou quatre cents US par action, par rapport à une perte de 24 millions $US, ou 26 cents US par action, il y a un an. Ses recettes ont fléchi de trois pour cent, à 3,5 milliards $US.

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