Groupe BMR vise une expansion en Ontario

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Pascal Houle, chef de la direction du Groupe BMR, ne ferme pas la porte à une expansion vers l'Ouest canadien.

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(Québec) Il y a un an, le géant américain Lowe's annonçait l'achat de RONA dans une transaction de 3,2 milliards $. Du coup, le Groupe BMR devenait le plus gros quincaillier de propriété québécoise dans le domaine de la rénovation. Et l'entreprise qui fête ses 50 ans a aujourd'hui faim, même très faim. Elle vise à augmenter ses parts de marchés à travers la province et même conquérir l'Ontario.

En 2016, la vente de l'un des plus importants fleurons québécois avait fait couler beaucoup d'encre. Plusieurs ont reproché au gouvernement son inaction devant la transaction qui a été officialisée au mois de mai. 

Depuis, des enseignes de Lowe's (NYSE : LOW) ont commencé à pousser à la place de celle de RONA, notamment à Boucherville, près du siège social. Pour 2017, la société américaine envisage la plus importante croissance qu'a connue RONA au cours des cinq dernières années. Quatre magasins de proximités vont ouvrir, neuf succursales vont être rénovées, de nouvelles technologies seront développées et la vente d'appareils électroménagers sera intégrée dans 47 points de vente. 

Dans ses cartons, l'entreprise a également comme objectif que 40 magasins à grande surface RONA, dont 17 dans la province, passent sous la bannière Lowe's d'ici quatre ans. Aucun plan n'est sur la table pour les Réno-Dépôt.  

Cette stratégie d'affaires n'intimide en rien le Groupe BMR, qui a vu le jour à Montréal grâce au partenariat entre six marchands qui souhaitaient obtenir de meilleurs prix pour l'achat de matériaux. Cette entreprise a également l'intention d'appuyer sur le champignon et prendre de l'expansion. Actuellement, la Coop fédérée, propriétaire du groupe, exploite 325 magasins BMR, dont une soixantaine sous la bannière Unimat, au Québec, en Ontario et dans les provinces maritimes. De ce nombre, 18 se trouvent dans la Capitale-Nationale et sept en Ontario. 

«On prévoit une importante croissance en Ontario pour les prochaines années [...] On vise être aussi présent qu'au Québec. On n'exclut rien comme stratégie, ça peut être par acquisition ou par développement de nouveaux magasins», confie au Soleil Pascal Houle, chef de la direction du Groupe BMR, qui ne ferme pas non plus la porte à la possibilité de faire d'autres petits vers l'Ouest canadien. «Notre vision à long terme est de devenir un leader canadien», poursuit-il, assurant du même souffle que la compagnie veut continuer de consolider sa présence à travers la province.

«Nous sommes très présents en région, mais il y a encore de la place. Pour les villes de Montréal et de Québec, nous avons comme plan d'être plus présents d'ici les deux prochaines années. On veut demeurer le leader dans le domaine des quincailleries et des matériaux de construction», souhaite le patron. En 2016, ce sont 11 magasins que le Groupe BMR a ouverts au Québec. Au moins une dizaine d'ouvertures sont prévues pour 2017.

Nouveaux points de vente à Québec

Bien qu'il refuse de donner un chiffre précis pour la région de Québec, M. Houle confie que plusieurs nouveaux points de vente devraient ouvrir leurs portes au cours des deux prochaines années. Un nouveau concept de magasin est d'ailleurs actuellement à l'étude. Pour l'heure, le Groupe BMR compte quatre types de bannières, soit les BMR Express (de 3000 à 4000 pi²), BMR (de 8000 à 10 000 pi²), BMR Expert (8000 pi²) et BMR Extra (plus de 25 000 pi²). Pour l'ouverture d'un magasin d'une superficie standard, la facture oscille entre 6 et 10 millions $.

Tout en poursuivant son plan d'expansion, la compagnie entend miser sur les produits québécois. Actuellement, l'entreprise, qui a enregistré un chiffre d'affaires de 1,7 milliard $ en 2016, compte un total de 1700 fournisseurs, dont près de 1000 sont Québécois. Ces derniers représentent 74 % du volume d'achat du Groupe BMR.

Quant à l'impact suivant la vente de RONA, M. Houle souligne qu'il est «minime», bien qu'il concède que son entreprise ait connu «une importante croissance de ses ventes». Il attribue les bons résultats principalement à la stratégie d'affaires et à la fusion du Groupe BMR et Unimat en 2015. Ensemble, l'entreprise compte aujourd'hui 8000 travailleurs.

«C'est trop tôt pour voir un impact. Nous avons toujours favorisé les fournisseurs québécois et c'est ce que nous allons faire dans le futur. Nous n'avons pas vraiment vu de changement. Nous sommes un fleuron et nous espérons que les consommateurs vont continuer d'encourager les entreprises québécoises. Nos compétiteurs sont des multinationales, des joueurs nord-américains, on se doit d'être meilleur et de continuer d'innover», dit-il, précisant que le groupe a investi d'importants montants pour entreprendre un virage numérique. Un nouveau site sera lancé au printemps prochain et différentes technologies seront mises à la disposition des consommateurs.  Avec La Presse canadienne

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