Parc industriel François-Leclerc 2016: «une cuvée exceptionnelle»

Depuis la création du parc industriel François-Leclerc, plus... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Depuis la création du parc industriel François-Leclerc, plus de 150 entreprises s'y sont établi.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Après quelques années d'incertitude, en raison des nombreuses hausses de taxes, force est de constater que le parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures a aujourd'hui la cote chez les entrepreneurs. Près de 4 millions $ en terrain se sont vendus en 2016. «Une cuvée exceptionnelle», estime le maire de la Ville, Sylvain Juneau.

Au cours des derniers mois, plusieurs entreprises ont choisi le parc industriel François-Leclerc, notamment le groupe Momento Immobilier qui s'est porté acquéreur d'un terrain d'une valeur 437 000 $, Gestion Savard Jutras (487 000 $), et Macpek (2,5 millions $), propriété de Gestion Melin. «Une transaction d'environ 500 000 $ a aussi été conclue, mais elle n'a pas encore été notariée», ajoute M. Juneau. 

Depuis la création du parc industriel, plus de 150 entreprises comptant environ 5000 travailleurs, oeuvrant entre autres dans les secteurs de la distribution de machinerie lourde, l'usinage, la distribution de produits forestiers, la plasturgie, les produits métalliques et la transformation de produits alimentaires, y ont trouvé refuge. Du lot, on trouve notamment Caterpillar, Louis Garneau Sports, Groupe Biscuits Leclerc et Preverco.

«Le premier développement du parc [de 35 millions de pieds carrés] affiche maintenant presque complet. Il reste un peu moins d'un million de pieds carrés à développer», se réjouit au bout du fil M. Juneau. «Pour la deuxième phase du parc [située au nord de l'autoroute 40], la réponse des industrielles est très intéressante. Le montant des ventes cette année représente un record, c'est très encourageant pour la suite des choses. C'est un signe très clair que la confiance est là. Certaines entreprises envisagent même de presque doubler la superficie de leurs installations», poursuit le patron de la municipalité, notant que cela se traduit par plus d'argent dans les coffres de la Ville ainsi que des emplois supplémentaires. 

Lancée en 2014, la deuxième phase de développement comptait 5,5 millions de pieds carrés de terrain vacant. Aujourd'hui, plus 2,5 millions de pieds carrés ont trouvé preneur. 

«Le site peut encore répondre au besoin pour une période d'environ quatre ans. C'est pourquoi nous regardons déjà pour un autre terrain [de 9 millions de pieds carrés]», avance M. Juneau, concédant qu'une dizaine de résidences seront touchées par le plan d'agrandissement du parc industriel François-Leclerc, si ce dernier va de l'avant.  

Le maire refuse d'attribuer entièrement le succès du parc au fait que la Ville de Québec fait face à une pénurie de terrains industriels. D'ailleurs, en 2015, lors d'une entrevue avec Le Soleil, Pierre Dolbec, président de la Corporation des parcs industriels de Québec, avait confié que les entreprises, n'ayant plus d'espace suffisant pour grandir, allaient choisir de nouveaux sites pour réaliser leur expansion, notamment à Lévis ou à Saint-Augustin.

«On le sent qu'il y a une demande. On le voit», s'exclame M. Juneau, précisant ne pas être «un vrai compétiteur» pour Québec. «Lorsqu'on parle de l'agglomération, nous sommes la même entité. Lorsqu'une entreprise vient s'établir à Saint-Augustin-de-Desmaures et qu'elle verse des taxes, une partie s'en va à Québec. On est des compétiteurs dans la même équipe», dit-il.

Quant à la zone Inno-Techno Sécurité de 2,1 millions de pieds carrés lancée en 2015 dans le parc Saint-Augustin, elle ne compte toujours pas de locataire. La Ville souhaitait devenir le carrefour de la recherche et de l'innovation en matière de sécurité civile au Québec.

Inquiétude disparue

En 2015, durant la course à la mairie, quelques mois après l'annonce de l'augmentation de 23,4 % du compte de taxes, plusieurs hommes d'affaires, entre autres Denis Leclerc (président de Groupe Biscuits Leclerc), Louis Garneau (président et fondateur de Louis Garneau Sports), Jean-François Dufresne (président de Preverco) et Mario Guérin (pdg de Groupe EFC), avaient dénoncé la situation, soulignant que la défusion avec Québec s'avérait un échec pour Saint-Augustin.

Le quatuor s'inquiétait également pour l'avenir de certaines compagnies et des travailleurs dans le parc industriel. À titre d'exemple, le Groupe EFC avait été contraint de mettre sur la glace des projets d'expansion.

«Ils disaient qu'il n'y avait plus d'avenir à Saint-Augustin comme ville défusionnée. Depuis, ils ont changé de discours complètement, car il y a moyen d'arriver à faire quelque chose. Je crois les avoir convaincus. Surtout que lorsqu'on regarde dans un horizon de deux ans, beaucoup d'entreprises qui viennent d'acheter un terrain vont avoir construit un édifice sur le site», conclut M. Juneau.

Après une hausse de 23,4 % du compte de taxes, les hommes d'affaires de la municipalité avaient dû jongler avec une seconde augmentation de 4,9 % en 2016 et de maintenant 2,2 % pour 2017.

Ventes de terrain dans le parc industriel François-Leclerc

  • 2014: 2,7 millions $
  • 2015: 3,2 millions $
  • 2016: 4 millions $ 
Source: Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer