La rareté de la main-d'oeuvre coûte près de 4000 emplois dans la région

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Le secteur des services, notamment grâce à l'industrie récréotouristique, a été épargné par le recul des emplois.

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(Québec) La région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec conserve son trône canadien avec un taux de chômage moyen de 4,6 % en 2016. De quoi se bomber le torse. Toutefois, la moins bonne nouvelle, c'est que l'année s'est soldée par une perte nette de 3800 emplois par rapport à 2015.

Pourquoi? Le manque de main-d'oeuvre disponible dans la région explique en partie ce recul de l'emploi, répond au Soleil l'économiste principal de Québec International, Louis Gagnon. «La rareté de candidats potentiels a été la principale cause, alors que la région a vu sa population active diminuer de 1 % par rapport à 2015 [- 4700 personnes]. Notons également que le nombre de personnes à la recherche d'un emploi s'est replié en 2016, pour atteindre 21 000 personnes, contre 27 900 en 2015», poursuit-il, ajoutant du même souffle que la croissance de l'emploi à plein temps (+ 1800) n'a pas été suffisante «pour combler la pause observée du côté de l'emploi à temps partiel [-5600]».

En 2015, selon les données de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada, la RMR de Québec, qui couvre essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis, avait enregistré une cuvée exceptionnelle avec la création de 8600 emplois et le taux de chômage moyen avait été de 4,7 %. Pour 2016, la région a terminé l'année avec 438 500 emplois. 

L'un des rares secteurs s'étant distingués entre les mois de janvier et décembre dernier est celui des services avec la création de 2600 emplois, «en raison des besoins du côté des services d'affaires, de l'administration publique, du milieu commercial et du secteur récréotouristique», note l'économiste de Québec International.

La région métropolitaine de recensement (RMR) de... (Infographie Le Soleil) - image 2.0

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Industrie manufacturière

À l'opposé, l'industrie manufacturière a quelque peu souffert avec 2900 postes en moins. «Ce secteur est revenu près de son niveau d'équilibre et s'est ajusté aux nouvelles réalités du marché international», explique M. Gagnon. Quant à l'industrie de la construction, «elle s'est ajustée à la baisse de régime sur les chantiers résidentiels et non résidentiels». Le nombre d'emplois a chuté de 3600.

Le faible taux de chômage et la population vieillissante forceront donc de nouveau en 2017 les entreprises à relever un défi de recrutement et à peaufiner leurs techniques pour attirer de nouveaux talents dans leur entreprise. Selon M. Gagnon, la diversification économique demeurera un facteur clé pour la création d'emplois au cours des prochains mois.

«La disponibilité des candidats potentiels, qui s'inscrit comme un enjeu régional important, influencera grandement les gains de la prochaine année. Toutefois, les entreprises sont de plus en plus sensibilisées à cette problématique-là», se réjouit M. Gagnon, notant que la robotisation et l'automatisation de certains processus viendront donner un coup de pouce aux entrepreneurs pour pallier la rareté de main-d'oeuvre ainsi que l'augmentation des immigrants dans la région.

L'économiste ne croit pas que le manque de main-d'oeuvre pourrait avoir un impact sur le choix des entreprises désirant s'établir à Québec. «Les entreprises continuent d'investir, alors ils sont confiant de trouver de la main-d'oeuvre disponible. Nos universités, nos cégeps et les autres écoles de formation professionnelle sont remplis. Il y a là un potentiel de main-d'oeuvre. Le fait que l'économie de Québec est en croissance, cela permet aussi aux compagnies d'attirer des travailleurs. Il y a également plusieurs politiques qui font en sorte que des entreprises étrangères veulent investir dans la région de Québec», conclut-il.

À travers la province, selon les données de Statistique Canada, le nombre d'emplois a grimpé pour une deuxième année, avec un gain de 36 100. Quant au taux de chômage, il s'est établi à 7,1 %, soit le plus faible taux observé en 40 ans.

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