2017: «millésime incertain!»

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«2017 ne manquera pas de défis pour les investisseurs», prévient Michel Doucet, gestionnaire de portefeuilles chez Valeurs mobilières Desjardins.

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(Québec) L'année 2016 a réservé plusieurs surprises aux marchés financiers, entre autres la nomination de Donald Trump à la tête des États-Unis et le Brexit. «Et 2017 ne manquera pas de défis pour les investisseurs», prévient Michel Doucet, gestionnaire de portefeuilles chez Valeurs mobilières Desjardins. «Le millésime 2017 est incertain!» dit-il.

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Michel Doucet, gestionnaire de portefeuilles chez Valeurs mobilières Desjardins

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Q Que nous réserve la prochaine année?

R «Selon le Mouvement Desjardins, la croissance économique mondiale sera de 3,3 %. Aux États-Unis, la mise en oeuvre des engagements du président élu Trump pourrait donner un deuxième souffle à une économie dont la phase ascendante du cycle approche les 90 mois. Dans la zone euro, les perspectives de croissance sont positives (1,3 %), mais en 2017, la croissance devrait être plus faible qu'en 2016 (1,6 %), notamment en raison des répercussions macro­économiques causées par l'incertitude liée au Brexit. Au Japon, la croissance du PIB sera de 0,7 %.»

Q Que devront surveiller les investisseurs au cours des prochains mois?

R «Aux États-Unis, il faudra surveiller la Réserve fédérale américaine, ce que la présidente Janet Yellen va faire. En 2016, elle avait avancé qu'elle procéderait à quatre hausses et elle n'en a fait qu'une. Là, elle met la table pour trois. Les 100 premiers jours du président Trump seront aussi à surveiller. Le retour du balancier monétaire et l'adoption anticipée de mesures protectionnistes outre-frontière auront une incidence planétaire. La montée des taux obligataires et des anticipations de l'inflation, la faiblesse des économies émergentes, le ressac de l'économie européenne, les négociations sur le Brexit et les élections dans plusieurs pays européens maintiendront les investisseurs sur le qui-vive. La Chine, qui poursuivra le réétalonnage de ses vecteurs de croissance, retiendra aussi l'attention.

«Du côté de l'Europe, l'année 2017 sera très intéressante , il y aura plusieurs élections, en Italie, aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. Est-ce qu'on pourrait avoir encore une fois des surprises qui nous sont amenées par un populisme qui se veut mondial? La montée du populisme nourrit le scepticisme envers l'Union européenne, la zone euro et l'euro. Est-ce qu'on pourrait voir un test important pour la communauté européenne? La table est mise.»

Q Après avoir vacillé tout au long de l'année en 2016, grimpant jusqu'à 79,81 ¢US le 2 mai, comment se comportera le huard en 2017?

R «Actuellement à 73,88 ¢US, la valeur du dollar canadien devrait diminuer au cours de la prochaine année pour atteindre les 70 ¢US.

Pour les exportateurs, il s'agit d'une bonne nouvelle. Ils vont pouvoir profiter de l'élan américain. Pour les importateurs, nous allons payer plus cher les biens que nous consommons.»

Q Bien qu'elle soit incertaine, l'année 2017 devrait tout de même offrir des opportunités aux investisseurs. Lesquelles?

R «Les politiques budgétaires et fiscales annoncées par le candidat Trump, entre autres une baisse de l'impôt pour les corporations, ajouteront de l'octane à un carburant déjà riche en mesures de stimulation monétaire sur un horizon de 24 à 36 mois. Ailleurs dans le monde (au Canada, dans la zone euro et au Japon), les politiques monétaires demeureront expansionnistes pendant plusieurs années encore. Plusieurs pays, dont le Canada, la Chine, et le Japon, ont aussi adopté des politiques budgétaires et fiscales stimulantes, et les États-Unis devraient en faire autant prochainement.»

Q Au chapitre du rendement, à quoi faut-il s'attendre en 2017?

R «Une personne ayant un portefeuille 100 % canadien (S&P/TSX) a fait environ 20 % de rendement en 2016. Pour 2017, le rendement attendu du TSX est de 5 à 7 %. Une personne ayant un portefeuille diversifié mondial devrait faire entre 4 et 5 %. Générer un rendement ne sera pas une tâche facile en 2017! Pour les placements, il faudra faire preuve de doigté dans la sélection des pays. Les pays qui devraient offrir un meilleur rendement sont les États-Unis et le Canada. L'appréciation du dollar américain et l'évolution du prix des matières premières auront aussi une incidence sur les pays producteurs de ressources naturelles, comme le Canada.»

Q Comment devrait se comporter la Bourse canadienne?

R «Après une année de misère en 2015, la Bourse canadienne est parvenue à faire mentir ses détracteurs en 2016. Alors que les attentes à l'égard de l'économie sont, au mieux, modestes pour 2017, le TSX pourrait tout de même surprendre. Si le pétrole évolue dans une fourchette de 45 $ à 60 $, les profits des sociétés pétrolières, segment important de l'indice, devraient progresser. Si tel est le cas, l'amélioration du secteur de l'énergie aura aussi des répercussions sur le secteur bancaire.»

Q Quelle est votre vision de l'économie et des marchés financiers pour les 12 prochains mois?

R «Nous avons une vision positive. Il va falloir être opportuniste au niveau des investisseurs.»

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