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Au cours des prochaines années, le président et chef de la direction de TeraXion, Alain-Jacques Simard, mise entre autres sur des projets gouvernementaux dans le domaine de l'aérospatiale et le marché industriel desservi par les lasers à fibres pour propulser sa firme fondée en 2010.

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(Québec) En 2013, il visait l'espace. Aujourd'hui, sa technologie flotte dans différents satellites de la NASA aux alentours de la planète.

Le président et chef de la direction de TeraXion, Alain-Jacques Simard, a tenu parole. Lors d'un entretien avec Le Soleil, il y a trois ans, le patron avait confié : «Nous travaillons actuellement à un projet avec le Massachusetts Institute of Technology [MIT]. Laissez-moi seulement vous dire qu'il y aura du TeraXion dans l'espace à compter de 2016.»

Aujourd'hui, cet objectif est atteint, bien qu'il reste toujours du travail à faire pour peaufiner une technologie. Puisqu'il collabore toujours avec le MIT, M. Simard refuse d'en révéler plus sur le projet.

Année très mouvementée

L'année 2016 s'est avérée très mouvementée pour TeraXion qui conçoit et fabrique des composants et des modules optiques pour les marchés émergents tels les réseaux de communication haute vitesse, les lasers à fibres et les applications de capteurs optiques. 

En janvier, la compagnie s'est départie de son unité d'affaires des composants photoniques à haute vitesse pour 46,6 millions $. C'est le géant américain des communications optiques Ciena qui s'est porté acquéreur. Également, cette semaine, par voie de communiqué, l'entreprise du Parc technologique du Québec métropolitain a annoncé avoir racheté les parts de ses actionnaires institutionnels, soit du Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, de la Caisse de dépôt et placement du Québec, de Fondaction CSN et d'Accès Capital. Ces derniers étaient impliqués dans TeraXion depuis 2010. La transaction a été soutenue financièrement par la Banque de développement du Canada (BDC), BDC Capital et RBC Banque Royale.

«Lorsque ces actionnaires se sont joints, nous nous étions donné cinq ans. On s'était dit qu'on créerait de la valeur durant cinq ans et qu'on travaillerait le projet qu'on avait à l'esprit», note M. Simard. «Après la transaction avec Ciena, nous avons eu des discussions avec nos différents partenaires et on est arrivé à la conclusion qu'on était rendu dans un autre modèle d'affaires qu'un modèle financé par des VC [capital de risque]», poursuit-il, concédant que le rendement financier de l'entreprise qui brasse la majorité de ses affaires à l'extérieur du Canada pourrait être «moins important» qu'il ne l'a été depuis cinq ans. 

«Les investisseurs institutionnels de type VC n'auraient pas été nécessairement satisfaits des rendements qu'on s'attend d'avoir dans les prochaines années. C'était la rationnelle pour dire : "On était mieux de continuer en mode essentiellement privé"», note le président.

Aérospatiale

Au cours des prochaines années, M. Simard mise entre autres sur des projets gouvernementaux dans le domaine de l'aérospatiale et le marché industriel desservi par les lasers à fibres pour propulser sa firme fondée en 2010. Son équipe travaille d'ailleurs déjà sur un prototype en aérospatiale qui pourrait permettre à l'entreprise, si le produit est commercialisé, de bonifier «de 75 à 100 % son chiffre d'affaires» évalué à «quelques dizaines de millions dollars».

«On a un prototype à fabriquer présentement de plusieurs millions de dollars américains. Sur cet élément-là, nous sommes plus pour les avions de ligne, les drones, les machines qui volent. Notre gros morceau gouvernemental et aérospatial est présentement pour l'aviation civile», explique le président et fondateur, à la tête de 150 travailleurs, ne pouvant pas en dire plus. Il avance toutefois que certains prototypes de premières générations sont actuellement en démonstration chez des clients américains. «Et, on fait encore beaucoup de choses avec la NASA», ajoute celui qui est lié par plusieurs ententes de confidentialité.

Par année, TeraXion qui est la propriété d'un quatuor d'hommes d'affaires a un budget d'environ 5 millions $ pour investir dans ses différents projets. À court terme, bien qu'il souhaite donner un nouvel élan à son entreprise, M. Simard indique qu'il n'y a pas l'intention d'ouvrir des bureaux à l'étranger.

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