Les propriétés de luxe ont la cote à Québec

Des 12 condos à plus de 1 million... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Des 12 condos à plus de 1 million $ vendus, 6 sont issus du développement Woodfield Sillery.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) L'immobilier de luxe poursuit sa croissance dans la ville de Québec. En 2016, 21 transactions pour des propriétés de plus de 1 million $ ont été conclues, soit 8 de plus que l'an dernier et 6 de plus qu'en 2014.

Selon la firme immobilière JLR, qui a dressé un portrait du marché à travers la province, la transaction la plus importante dans la ville de Québec a été pour une copropriété transigée au coût de 2,25 millions $. C'est un acheteur du Texas qui est devenu propriétaire d'un condo situé dans l'édifice Le George V, sur l'avenue Wilfrid-Laurier. Mentionnons que cette transaction avait toutefois été conclue à la fin 2015, mais l'acte notarié n'a été enregistré qu'en 2016.

La seconde transaction en importance dans la ville a été de 1,86 million $ en octobre pour une résidence dans le secteur de Sillery. C'est le promoteur immobilier Sébastien Leboeuf qui a vendu sa demeure à l'homme d'affaires entre autres propriétaire du spa Station Blü de Saint-Tite-des-Caps, Yanik Guillemette. 

Des 21 transactions enregistrées, entre les mois de janvier et de novembre, 9 ont été pour de l'unifamiliale et 12 pour des copropriétés, toujours selon les données de JLR. Des 12 condos vendus, 6 sont issus du développement Woodfield Sillery. 

Pour le territoire de la capitale nationale et de Lévis, ce sont 32 transactions résidentielles de 1 million $ et plus qui ont été enregistrées au cours des derniers mois. 

Selon des courtiers immobiliers, contrairement aux tendances du marché immobilier montréalais, à Québec, ce sont principalement des gens d'affaires de la région et non des acheteurs étrangers qui ont déplié cette année les billets verts pour mettre le grappin sur des propriétés luxueuses.

«Pour ma part, cette année, ce sont la plupart des gens de la région qui ont acheté des propriétés de plus de 1 million $», indique au Soleil le courtier immobilier Martin Dostie de la bannière Sotheby's International Realty Québec. «Oui, il y a des condos qui se sont vendus à des Américains, mais il n'y a pas eu d'acheteur de plus loin, comme de la Chine. À Montréal, le marché est différent, il est très cosmopolite. Très américain, asiatique et européen. Actuellement, à Québec, oui, c'est américain, un peu européen, mais pas de Chinois», avance-t-il, ajoutant que les acheteurs internationaux ont a été «moins nombreux» à faire des emplettes qu'en 2015.

Barrière de la langue

M. Dostie est d'avis que la barrière linguistique explique en partie la différence au niveau des investisseurs entre le marché de Québec et celui à l'autre bout de l'autoroute 40.

Même son de cloche du côté de la courtière immobilière de chez REMAX, Patricia Deguara, qui a réalisé ou collaboré avec des associés sur sept ventes de plus de 1 million $ en 2016 dans la région de la Capitale-Nationale, notamment à Saint-Augustin-de-Desmaures, dans Sillery et dans le Vieux-Québec. Elle a d'ailleurs oeuvré sur la plus importante vente de l'année - conclue et notariée en 2016 - sur le territoire. Une propriété qui a été vendue à 1,99 million $ à Fossambault-sur-le-Lac.

«C'est beaucoup plus des gens d'affaires de Québec qui achètent ce genre de propriété. Il y a quand même des sous dans la région», note Mme Deguara, dont les sept ventes de plus de 1 million $ ont été conclues avec des acheteurs québécois.

Tout comme son confrère, Mme Deguara estime aussi que le facteur de la langue a une influence sur les investisseurs. «Il y a moins de gens qui viennent de l'extérieur pour acheter des propriétés. J'ai présentement des investisseurs de l'Europe, mais ils parlent français», affirme-t-elle. «Ce qui plaît beaucoup à Québec, c'est la tranquillité et le climat de paix. Les gens sont très sensibles.»

En 2016, un domaine de 3,5 millions de pieds carrés a été également vendu à Lac-Beauport pour 1,8 million $. C'est un homme d'affaires de France qui s'est porté acquéreur de la propriété. Cette transaction n'est toutefois pas répertoriée dans la recension de la firme JLR. La propriété n'est pas considérée comme une résidence unifamiliale.

Pour l'heure, une centaine de résidences unifamiliales et 16 condos d'une valeur de plus de 1 million $ sont actuellement à vendre dans la région de la Capitale-Nationale. La demeure la plus chère est une résidente de 8,5 millions $ à Lac-Saint-Joseph.

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