Cure de jeunesse au Manoir Richelieu

«La durée de vie d'un toit de cuivre... (Photothèque Le Soleil)

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«La durée de vie d'un toit de cuivre tel qu'il est actuellement se situe entre 80 et 100 ans. On est rendu là» - Jean-Jacques Etcheberrigaray, directeur général du Manoir Richelieu

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(Québec) Le Manoir Richelieu, dans la région de Charlevoix, poursuivra sa cure de jouvence. Après des investissements d'environ 8,5 millions $ pour entre autres rénover les chambres, les propriétaires injecteront «des dizaines de millions de dollars» pour retaper les façades de l'édifice et remplacer le toit cuivré, a appris Le Soleil.

Reconstruit après un incendie en 1928, «le Manoir a aujourd'hui besoin d'une cure de rafraîchissement sur ses façades extérieures. La durée de vie d'un toit de cuivre tel qu'il est actuellement se situe entre 80 et 100 ans. On est rendu là», confirme le directeur général de l'établissement, Jean-Jacques Etcheberrigaray. «Il est toutefois important de conserver l'âme et l'aspect patrimonial de l'établissement», poursuit-il.

Actuellement, des analyses pour évaluer les coûts et l'étendue du chantier sont effectuées sur le bâtiment. Si tout se déroule selon les plans, les travaux devraient débuter d'ici trois ans et se réaliser en cinq phases sur une période de cinq ans. À titre indicatif, des travaux comparables, comprenant également la rénovation des chambres, ont été effectués au cours des dernières années au Fairmont Le Château Frontenac. La facture totale s'est élevée à 75 millions $.

Depuis 2010, le trio propriétaire de l'hôtel, soit le Fairmont (25 %), Loto-Québec (50 %) et le Fonds de solidarité de la FTQ (25 %), a investi près de 4 millions $ pour remettre au goût du jour les 405 chambres. Les dernières rénovations remontaient à 1999. «Le mobilier, la tapisserie, le tapis, la salle de bain. Tout a été rénové», note le patron, précisant que les travaux ont été effectués en cinq phases pour minimiser l'impact sur la clientèle.

Les propriétaires ont également sorti le chéquier afin d'entreprendre un virage plus vert. Près de 3,5 millions $ ont été déboursés pour des projets visant des économies d'énergie. 

«Toutes les ampoules sont maintenant à DEL. Dans chaque chambre, on retrouve un thermostat digital et un détecteur de mouvement. Le chauffage baisse lorsqu'il n'y a personne dans la chambre et monte lorsqu'elle est occupée. C'est aussi la même chose pour les lumières», explique M. Etcheberrigaray. «Les systèmes de chauffage pour les piscines ont également été changés. On est passé de l'énergie propane aux thermopompes électrique», poursuit-il. 

Parmi les derniers chantiers, le spa de l'hôtel a aussi été rénové en 2015. Un investissement de 1 million $ en partenariat avec Amerispa.

Plus d'animation

Afin de bonifier l'animation aux alentours du site, des projections en lien avec les différentes saisons sont maintenant offertes chaque soir. C'est l'entreprise de Québec 7e SENS Lumières et Événements qui est derrière le projet. Pour le temps des Fêtes, les clients peuvent voir entre autres une projection sur l'une des façades du bâtiment «d'un traîneau avec un père Noël et des cadeaux qui tombent», note M. Etcheberrigaray, en poste depuis 2008. La devanture du Casino de Charlevoix est également animée.

En moyenne, pour les sept dernières années, le taux d'occupation du Manoir Richelieu a varié entre 55 % et 60 %, «dans une région qui tire à être plus aux alentours des 40 %», se félicite le dg. «Nous avons la chance de pouvoir attirer des groupes». En saison forte, l'établissement, qui compte quatre restaurants - dont un n'offrant que des produits du terroir - fait travailler près de 500 personnes et 250 l'hiver.

Projet du Havre

Par ailleurs, cette semaine, on apprenait que la Ville de La Malbaie allait finalement réaliser son projet du Havre dans le secteur de Pointe-au-Pic. L'un des objectifs derrière le développement de 5,4 millions $ est d'attirer deux ou trois fois plus de bateaux de croisière dans le secteur, et d'ouvrir la porte à ceux en provenance de l'international. Pour l'heure, environ trois bateaux de croisière par année font escale au quai de La Malbaie.

Le développement récréotouristique consiste à l'aménagement d'un pôle culturel et événementiel, avec une agora, des bâtiments multiservices et différents espaces publics près du Musée de Charlevoix. Également, d'améliorer les infrastructures d'accueil pour les touristes.

«Initialement, le Manoir avait été construit pour recevoir des croisiéristes. On veut renouer avec l'histoire maritime. On croit beaucoup à la venue des croisières fluviales», conclut M. Etcheberrigaray.

La dernière année s'est révélée l'une des plus salutaires de la décennie en matière de tourisme dans Charlevoix.

Plus de spectacles au Casino

Le Casino de Charlevoix, dont 6 millions $ ont été investis dernièrement pour redynamiser l'endroit, souhaite tenir plus d'événements dans ses murs, entre autres des spectacles, au cours des prochaines années.

Au printemps, la Société des casinos a amorcé un imposant chantier visant à revigorer certaines sections du casino et bonifier l'offre culinaire de l'établissement. Un resto-bar St-Hubert, comptant une salle à manger de 125 places et un comptoir de repas à emporter, ouvrira ses portes le 19 décembre. L'ancien bar de l'établissement, qui avait été fait en 2008, a également été rénové. Il devrait accueillir ses premiers clients quelques semaines plus tard, soit le 30 décembre.

Dans le nouveau bar-discothèque, dont le nom reste à dévoiler, plusieurs écrans, une piste de danse ainsi qu'une scène - d'une hauteur de 32 pouces - seront aménagés. L'endroit va pouvoir accueillir entre 175 et 225 personnes. Le Soleil a d'ailleurs fait une visite du chantier, vendredi.

«Cela va être un bar très polyvalent, un bar-spectacle. C'est une salle multifonctionnelle qui va pouvoir servir pour des soupers, des banquets ou même des présentations corporatives. Il y a plusieurs possibilités. On veut plus d'événementiels», explique le directeur général de l'établissement, Philippe Chantal, qui prévoit déjà y tenir des spectacles les vendredis et les samedis soir. «Durant la semaine, on souhaite aussi avoir plus d'événements, comme des spectacles d'humoristes ou diffuser des parties de hockey. On est ouvert à toutes les idées», poursuit-il. Pour le bistro La Timonerie, situé au rez-de-chaussée, il va demeurer fermer jusqu'à nouvel ordre.

90 machines déplacées ou retirées

Afin d'exécuter les travaux, Loto-Québec a dû retirer ou déplacer près de 90 machines à sous. À terme, l'établissement prévoit en conserver environ 750 sur le plancher. Et une nouvelle section animée devrait voir le jour à la fin février. Un environnement où les joueurs vont retrouver à quelques pas plusieurs types de jeux électroniques, notamment de blackjack et de roulette et des machines à sous. Cette formule est déjà développée dans les casinos de Mont­réal et de Lac-Leamy, à Gatineau. La nouvelle zone va nécessiter un investissement de 100 000 $, pour l'achat d'équipements. 

«C'est un endroit où il va y avoir beaucoup d'interaction entre la personne qui s'occupe du jeu et les clients. Il faut avoir des talents d'animateur pour occuper le poste», souligne M. Chantal, notant que le Casino de Charlevoix emploie entre 275 et 335 travailleurs, selon la saison. Les rénovations de 6 millions $ nécessiteront d'ailleurs l'embauche d'une trentaine de personnes. 

En 2015-2016, le Casino de Charlevoix a généré des revenus de 38,6 millions $. Une baisse de 3,4 millions $ en un an. L'établissement a été inauguré en 1994, puis rénové en 1998-1999.

Offensive pour les jeunes familles

La région de Charlevoix souhaite attirer davantage de jeunes familles au cours des prochaines années. La Société d'aide au développement de la collectivité (SADC) de Charlevoix, en collaboration avec la Chambre de commerce et d'autres organismes locaux, planche depuis près d'un an sur un plan stratégique visant à promouvoir la région. Ce dernier est baptisé Vise Charlevoix. «C'est pour attirer de nouvelles familles et des travailleurs compétents. On va essayer d'aller les chercher en valorisant la qualité de vie dans Charlevoix. Nous sommes dans un périmètre près de Québec. Tu es en nature, tu peux faire du sport. Il y a aussi la culture de la région», explique Pascal Harvey, directeur général de la SADC. «On veut démontrer qu'on est pas juste un endroit pour passer des vacances. On peut bien y vivre!» renchérit la directrice générale de la Chambre de commerce, Johanne Côté. La campagne de promotion devrait être lancée en 2017. Par ailleurs, afin de donner un coup de pouce aux entrepreneurs de la région, la Chambre de commerce a tenu vendredi la première édition du Salon carrefour affaires. Plusieurs conférenciers ont participé à l'événement, entre autres le président exécutif du Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon, la ministre responsable des Petites et Moyennes Entreprises, Lise Thériault, et le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette. Plus d'une cinquantaine d'exposants, comme Le Massif, ont pris part à l'événement.

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