Airbnb récolte 14 millions $ par année à Québec

À peine 10 % des locateurs d'Airbnb à... (AFP, John MacDougall)

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À peine 10 % des locateurs d'Airbnb à Québec, soit 141 personnes, ont tenté de régulariser leur statut depuis l'entrée en vigueur de la loi 67 sur l'hébergement illégal, au printemps dernier», affirme la présidente de l'AHRQ, Michelle Doré.

AFP, John MacDougall

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(Québec) Les compagnies de réservations en ligne, comme Expedia et Booking, ainsi que les plates-formes Web d'hébergement comme Airbnb continuent de donner bien des maux de tête aux hôteliers. Pour Airbnb, l'Association des hôteliers de la région de Québec (AHRQ), s'inquiète de voir que le marché représente des revenus annuels d'environ 14 millions $ et 161 000 nuitées par années à Québec.

«Avec ces chiffres, de façon réaliste, on ne peut pas penser qu'Airbnb n'a pas d'impact sur notre industrie. Surtout quand on sait qu'à peine 10 % des locateurs d'Airbnb à Québec, soit 141 personnes, ont tenté de régulariser leur statut depuis l'entrée en vigueur de la loi 67 sur l'hébergement illégal, au printemps dernier», affirme la présidente de l'AHRQ, Michelle Doré, qui a également dû s'expliquer, lundi, auprès de différents médias sur les raisons l'ayant poussée à utiliser elle-même le site Web pour louer sa villa à Saint-Martin, dans les Antilles.

«La propriété est déclarée aux autorités locales. Je paye mes taxes sur les locations et je paye de l'impôt sur le revenu. Je suis légale. [...] Et nous l'avons toujours dit, nous ne sommes pas contre Airbnb, mais contre ceux qui font de l'hébergement illégal, de l'évasion fiscale», se défend Mme Doré, qui n'a toutefois pas l'intention de retirer son annonce du site, pour le moment. C'est le FM93 qui avait révélé l'information le 14 novembre dernier.

La présidente de l'AHRQ a livré une conférence devant des gens d'affaires lundi au Château Frontenac dans le cadre d'un dîner organisé par la Chambre de commerce et d'industrie de Québec. 

Afin de diminuer le nombre d'hébergements illégaux sur le territoire, elle demande à la Ville de Québec et au gouvernement provincial d'agir le plus rapidement possible dans le dossier, soit en augmentant le montant pour les amendes ou le nombre d'inspecteurs sur le terrain. Actuellement, la Ville de Québec ne compte qu'un inspecteur comparativement à 23 au ministère du Tourisme (MTO). Quant au nombre d'amendes distribuées, seulement trois constats d'infraction ont été remis dans la région par le MTO.

Selon des données du site Inside Airbnb, on compte actuellement 735 logements entiers et 652 chambres individuelles à louer dans la capitale. «Cela a des impacts importants dans certains secteurs», déplore Mme Doré.

Projet de règlement

Du côté de la Ville de Québec, on indique élaborer actuellement un nouveau projet de règlement. Un comité a d'ailleurs été dernièrement mis sur pied. «Ce sont des enjeux très importants. Nous avons une ressource à l'arrondissement La Cité-Limoilou qui travaille sur le dossier pour avoir un portrait de l'hébergement illégal», relate la conseillère de l'Équipe Labeaume Suzanne Verreault. «On fait actuellement une analyse plus poussée, pour savoir comment on gère ça, notamment où va-t-on l'autoriser. On est en attente du rapport», poursuit celle qui s'attend d'avoir des réponses en février. «Tout est sur la table. Y aura-t-il une augmentation des amendes ou plus d'inspecteurs, c'est à voir.»

Durant son discours, Mme Doré a également dénoncé de nouveau le pouvoir des sites de réservation en ligne, baptisé dans le jargon d'hôtelier O.T.A (Online Travel Agencies). 

«Imaginez un instant que sur une période de 10 ans, je vous impose graduellement une commission de 20 %, sur vos ventes. Quel impact cela aura-t-il sur votre entreprise?» a demandé celle, qui rappelons-le, était parvenue à négocier pour 79 établissements de la région de Québec une cote réduite auprès de certains O.T.A. en 2015.

Mme Doré confie ne pas être contre l'idée d'une plateforme de réservation internationale qui présente les hôtels de Québec et du monde. Elle considère toutefois le prix demandé, soit 20 %, trop élevé par rapport aux revenus des hôteliers.

«On est d'accord pour payer pour ce service, mais on est de moins en moins à l'aise de transiger avec des monopoles qui se servent de l'Internet comme goulot d'étranglement, pour intimider les hôteliers et détourner leur clientèle naturelle», conclut-elle.

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