Départ réussi pour le Monastère des Augustines

La directrice générale du Monastère des Augustines, Isabelle... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La directrice générale du Monastère des Augustines, Isabelle Duchesneau, est convaincue que l'autofinancement de l'établissement sera atteint dans quatre ou cinq ans.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le Monastère des Augustines veut déployer sa mission sociale et devenir un «laboratoire vivant» en matière de ressourcement pour les soignants et les proches aidants.

En mille avec la mission pour laquelle les Augustines de la Miséricorde de Jésus ont été envoyées en Nouvelle-France en 1639. Soigner les corps et les âmes.

Il y a maintenant un peu plus d'un an que le Monastère des Augustines, un lieu culturel et historique, est devenu un havre de santé et de ressourcement au coeur du Vieux-Québec. 

Le premier hôpital à lever de terre au nord du Mexique propose de l'hébergement, des forfaits santé, de la restauration, mais aussi un musée et des archives.

La directrice générale du Monastère, Isabelle Duchesneau, dresse un bilan positif de la première année d'activités marquée par l'obtention de la mention de «meilleure expérience touristique de ressourcement au monde» décernée par National Geographic Traveler.

«En matière d'hébergement, nous avons mieux fait que nous le pensions», a-t-elle déclaré, mardi, à l'occasion d'une conférence prononcée à l'Université Laval dans le cadre de la huitième édition des Semaines de l'économie sociale. «Évidemment, nous profitons de la manne touristique qui se manifeste à Québec.»

Taux d'occupation inespéré

Ces dernières semaines, le taux d'occupation de 65 chambres a atteint 100 % à quelques reprises.

Un cadeau du ciel de la direction du Monastère pour qui les activités d'hébergement et les forfaits santé sont les principaux générateurs de revenus. 

«Il faut faire des sous pour assurer la pérennité de la mission culturelle et sociale du Monastère», a insisté Isabelle Duchesneau qui, à son arrivée à la direction générale en 2012, donnait un peu l'impression, pour certains, d'être «la fille du Club Med qui débarque dans le patrimoine.» Une caricature qui la fait bien rigoler aujourd'hui.

Isabelle Duchesneau, qui est appuyée par une équipe de près de 90 employés, veut toutefois améliorer le positionnement du Monastère afin d'atteindre le marché niché du tourisme de ressourcement et du bien-être. C'est pourquoi le Monastère a joint les rangs de Healing Hotels of the World, une organisation qui conseille les voyageurs sur les meilleurs complexes d'hébergement santé sur la planète.

Elle explique que, bien souvent, des touristes se pointent au Monastère sans avoir la moindre idée de la vocation de l'établissement. «Ils ont consulté Expedia ou Booking.com. Ils ont constaté que nous étions bien situés dans le Vieux-Québec et que nos prix étaient bons comparativement aux hôtels du quartier. Ils sursautent, par contre, lorsqu'ils apprennent que le petit-déjeuner se passe dans le silence et qu'il n'y pas de téléviseur dans les chambres!»

Évidemment, le Monastère ne lèvera jamais le nez sur un visiteur. Cependant, les efforts de commercialisation seront davantage ciblés du côté d'une clientèle à la recherche de calme et qui veut retrouver l'équilibre et le mieux-être.

Faire comme les Augustines

La mission du Monastère des Augustines n'est pas seulement de traiter ses clients aux petits oignons, mais surtout de faire en sorte que la mission des religieuses se perpétue. «Elles sont ici depuis 377 ans. Il faut que l'on se souvienne d'elles dans 377 ans», a répété Isabelle Duchesneau.

Pour cette dernière, il est important de continuer de s'occuper des soignants et des proches aidants. Comme l'ont fait les Augustines.

«Nous sommes à élaborer une programmation qui va nous permettre d'offrir le meilleur accompagnement pour ceux et celles dont la mission dans la vie est d'aider les malades.»

«Laboratoire vivant»

Le Monastère veut aussi devenir un «laboratoire vivant», notamment pour expérimenter diverses interventions sociales en santé durable. Un partenariat se tisse déjà avec l'Université Laval. Le Monastère souhaite aussi collaborer avec le ministère de la Santé.

«Nous pourrions tester divers types d'intervention pour identifier les meilleures pratiques en matière de ressourcement pour les personnes qui souffrent d'épuisement professionnel. Les religieuses ont fait de l'innovation sociale depuis leur arrivée en Nouvelle-France. Nous voulons suivre leurs traces.»

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