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Un resto techno... sans chef!

Chez Buddha Station, tout se passe sur Internet... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Chez Buddha Station, tout se passe sur Internet et il n'y a aucun échange d'argent de main à main, explique le propriétaire Christian Genest. Le client qui va chercher son bol et son jus santé n'a qu'à sortir son téléphone pour montrer le reçu de la transaction conclue en ligne.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) À l'époque où il était propriétaire de Sushi Taxi, Christian Genest remuait ciel et terre pour trouver des cuisiniers. En mettant au monde son nouveau commerce spécialisé dans la bouffe santé pour les foodies pressés, il n'a eu qu'à recruter, au départ, qu'un seul employé. Un champion des technologies.

Bienvenue dans l'univers du food tech!

Un peu plus d'un mois après l'éclosion de Buddha Station à Québec, Christian Genest se prépare pour l'invasion montréalaise.

«Buddha Station arrivera à Montréal à la fin de février et je vous annonce que nous serons aussi à Gatineau, à Laval et à Sherbrooke dans un an», affirme au Soleil l'homme d'affaires qui a vendu, en février dernier, Sushi Taxi qui comptait à l'époque 17 succursales au Québec.

Avec Sushi Taxi, Christian Genest avait innové en offrant un service de livraison à domicile.

Il répète l'exploit avec Buddha Station à la différence, cette fois, que les repas prennent plutôt la direction de stations de cueillette où les clients se rendent pour réclamer leur bol chop-chop, leur kumbucha baie de sureau et leur carré carotte ananas qu'ils ont commandé sur www.buddha-station.com à partir de leur téléphone cellulaire quelques heures auparavant.

«Il faut se rendre à l'évidence que la façon dont nous achetons nos livres a changé. Même chose pour la façon dont nous nous transportons. Il en va de même pour la prise des repas», commente M. Charest qui, grâce à Buddha Station, veut rendre la nourriture santé plus accessible, et ce, par l'utilisation de la technologie.

«L'importance de bien s'alimenter fait partie des priorités de nombreux consommateurs. Or, nous n'avons pas toujours le temps de nous préparer un bon sandwich pour le midi. Et nous finissons par nous tanner des menus santé concoctés par l'industrie du fast food. Buddha Station répond donc à un besoin.»

Modèle d'affaires pas comme les autres

Son modèle d'affaires est unique en son genre. Un modèle d'affaires où tout se passe sur Internet et par lequel il n'y a aucun échange d'argent de main à main. Le client qui va chercher son bol et son jus santé n'a qu'à sortir son téléphone pour montrer le reçu de la transaction conclue en ligne.

Ne cherchez pas les cuisiniers, les serveurs, les fours, les tables ou les nappes.

Pas d'établissement ayant pignon sur rue non plus.

Buddha Station n'a qu'une vitrine aux Halles Sainte-Foy où les clients peuvent aller sentir et goûter les bols de poke.

L'entreprise fait plutôt appel à des traiteurs qui mettent la main à la pâte. Le Fumoir du Nord, par exemple, prépare les poissons. Nourcy s'occupe des sauces.

«Le montage, c'est notre affaire», explique Christian Genest. Chaque bol est rempli individuellement aux Halles Sainte-Foy.

De là, une entreprise de messagerie - Med Express - se charge de livrer les repas vers les stations de cueillette ou encore directement vers les entreprises qui ont passé des commandes.

«Nous avons actuellement huit stations de cueillette et nous entendons en avoir 15 à Québec et à Lévis d'ici la fin de décembre», précise M. Genest.

À Montréal, Buddha Taxi prévoit l'établissement de 25 stations de cueillette.

Ces stations, elles se trouvent dans des commerces aussi variés l'un que l'autre. Dans un salon de coiffure (Barbershop KRWN) dans Saint-Roch. Dans une épicerie (Provisions Inc.) sur la rue Cartier. Dans un gym (Zone Rouge) à Saint-Augustin-de-Desmaures.

«Les commerçants n'ont aucun investissement à faire. Nous fournissons les frigos et l'enseigne», souligne Christian Genest.

Le client choisit la station de cueillette où il veut recevoir sa nourriture, soit à proximité du travail, de la garderie ou de la maison.

Les stations sont approvisionnées deux fois par jour.

«Nous travaillons fort pour raccourcir le délai, notamment le midi, entre le moment où le consommateur commande son bol et celui où il peut en prendre possession. Il est actuellement de deux heures. Nous voulons le ramener à une heure», souligne le propriétaire de Buddha Station.

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