Les syndiqués de l'hôtel Pur en grève

Les quelque 125 employés syndiqués de l'Hôtel Pur... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les quelque 125 employés syndiqués de l'Hôtel Pur de Québec ont voté pour la grève générale illimitée à 91%.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les travailleurs de l'hôtel Pur ont répliqué, dimanche, au lock-out décrété par leur employeur, vendredi, en votant à 91% pour une grève générale illimitée.

Le président du syndicat de 125 employés, Richard Watters, a profité de ce vote pour remettre les pendules à l'heure. Il n'a pas apprécié les déclarations de la direction, voulant qu'elle n'avait d'autre choix que d'imposer un lock-out parce que le syndicat était inflexible.

Pour bien comprendre la situation actuelle, il faut revoir l'historique des négociations débutées il y a huit mois. Le 20 juin, un conciliateur était nommé au dossier. Le 24 août, l'entreprise ouvrait ses livres, invoquant des difficultés financières ponctuelles. Pendant tout ce temps, les pourparlers se poursuivaient, précise M. Watters.

Puis le 4 novembre, tout a basculé. L'employeur a déposé une offre globale et finale, incluant certains paramètres qui, de l'avis du syndicat affilié à la CSN, n'avaient jamais été discutés auparavant. «Alors que l'employeur confirme que les prochaines années seront excellentes, il tente de nous refiler la facture de ses investissements de 5 millions $ en nous imposant des demandes de reculs beaucoup plus importantes que ses besoins financiers», dénonce le président.

«C'est inacceptable»

Parmi ses demandes, l'employeur veut abolir pour les 55 ans et plus la possibilité de bénéficier d'une semaine réduite et ne veut plus inclure à la facturation le pourboire, actuellement conventionné. «C'est le client qui paie, je ne vois pas en quoi ça va l'aider à améliorer sa situation financière. C'est comme s'il nous demandait 200$ pour en récupérer 100$. C'est inacceptable», lance M. Watters.

Ces nouvelles requêtes ont été rejetées par les employés à 86%. C'est à la suite de ce rejet que la direction a imposé un lock-out. «C'est un coup de force inacceptable pour casser le syndicat. C'est un lock-out sauvage», s'indigne Ann Gingras, présidente du Conseil central Québec-Chaudière-Appalaches de la CSN.

Le contrat de cinq ans, qui n'avait pas été négocié avant le dépôt de l'offre du 4 novembre, empêcherait dorénavant l'unité syndicale des employés de l'hôtel Pur de participer aux négociations coordonnées de l'industrie hôtelière de la région de Québec, comme cela se fait depuis le début des années 90. Les contrats de travail sont habituellement négociés pour une durée de quatre ans.

Mme Gingras se questionne sur les demandes faites par la direction compte tenu du fait, dit-elle, que l'hôtel de la rue de la Couronne a connu un taux d'occupation supérieur à la moyenne en 2015, que 2016 a été tout aussi bon et que 2017 s'annonce encore meilleure. Le syndicat souhaite

Une équipe d'environ 15 membres du personnel-cadre de l'hôtel assure les services de l'établissement, jour et nuit. Certains services sont toutefois fermés, dont la piscine et le restaurant Table. Les travailleurs installeront dès lundi matin un piquet de grève devant l'entrée principale.

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