Lock-out à l'hôtel PUR: les employés appelés à réagir

L'hôtel, qui peine à trouver le chemin de... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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L'hôtel, qui peine à trouver le chemin de la rentabilité, tente de dénouer l'impasse de la convention collective avec ses employés, qui sont sans entente depuis juin.

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(Québec) Mis en lock-out vendredi soir à 22h, les 125 employés de l'hôtel PUR, situé dans le quartier Saint-Roch à Québec, se prononceront sur la suite des choses par un vote de grève qui sera tenu dimanche en assemblée générale.

Tandis que l'établissement accueillait toujours les clients, aucune discussion n'avait eu lieu entre la direction de l'hôtel et le syndicat des employés, mentionne la responsable des relations médias de l'employeur, Nathalie Vallée.

Par voie de communiqué samedi, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l'hôtel Pur Québec (CSN) a convoqué la presse dimanche pour une annonce lors de laquelle «les détails sur l'état de négociation locale et sur la négociation coordonnée de l'hôtellerie» seront transmis. Un vote de grève est aussi à l'horaire de la journée.

La direction du PUR ne réagit pas sur le déclenchement possible d'une grève. Mme Vallée s'est contentée de répondre que tous les efforts étaient consacrés à inviter le syndicat des employés à négocier.

L'hôtel de 242 chambres, qui peine à trouver le chemin de la rentabilité, tente de dénouer l'impasse sur la question de la convention collective avec ses employés, qui sont sans entente depuis juin. L'employeur offre à ses employés une convention collective d'une durée de cinq ans avec des augmentations de 2 % les première et deuxième années, de 3 % les troisième et quatrième années et finalement de 4 % la cinquième année. Le syndicat, de son côté, demande des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % pour la quatrième année.

«L'hôtel n'est pas rentable à l'heure actuelle et a fait des propositions en ce sens-là au syndicat pour arriver à terme à une certaine rentabilité. C'est pour ça qu'on a proposé une convention collective de cinq ans, accompagnée de la part de l'employeur d'un investissement de 5 M$ pour rénover l'hôtel et assurer sa pérennité», a indiqué Mme Vallée.

Service assuré

Même sans employés, une équipe d'environ 15 membres du personnel-cadre de l'hôtel assure pour l'instant tous les services de l'établissement, jour et nuit. Certains services sont toutefois fermés, dont la piscine et le restaurant Table. Ce dernier reste cependant ouvert pour servir les groupes qui avaient déjà réservé et continue d'offrir les déjeuners. Il est impossible pour l'instant de prévoir quand le restaurant rouvrira ses portes selon l'horaire habituel.

Une famille qui séjourne à l'hôtel s'est dite «surprise» en recevant sous la porte une note indiquant que les employés étaient en lock-out et que les effectifs réduits forceraient la suspension de services. «Nous avons toutefois accès à la piscine du Hilton», qui est situé sur la colline parlementaire, a indiqué le père de la famille, qui s'est dit solidaire envers les employés.

Du côté du syndicat des employés, on indique ne pas vouloir faire de commentaire d'ici la tenue du vote de grève.

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