Inachevé, le navire 718 de classe Cecon se détache de Davie

Avant le 718 et le 719, il y... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Avant le 718 et le 719, il y a eu le 717, le Cecon Pride, qui a été livré à son propriétaire en août 2014. Aux dernières nouvelles, il voguait vers la Malaysie.

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(Québec) Le propriétaire des deux derniers navires en construction de la classe Cecon qui s'enrouillent au chantier maritime de Lévis perd patience.

Exaspéré de payer des frais d'entretien et d'accostage à Chantier Davie Canada, York Capital Management remorquera l'un des deux - le navire 718 - vers un port étranger, une sorte de salle d'attente où s'entassent les bateaux laissés à quai en raison de la baisse des activités d'exploitation en mer des ressources pétrolières et gazières.

La direction de Chantier Davie Canada déplore la décision du propriétaire des vaisseaux de la classe Cecon, mais comprend les motivations financières qui le poussent à agir de la sorte. 

Le côté positif du départ prochain du navire 718, c'est l'espace qui sera libéré au quai pour l'exécutif de travaux sur d'autres bateaux en construction ou en réparation à la Davie.

«Nous avons travaillé avec diligence au cours des 18 derniers mois avec le propriétaire afin de tenter de trouver une solution permettant à Davie de compléter la construction du navire pour la Garde côtière canadienne ou la Marine royale canadienne, mais nous n'y sommes pas parvenus à ce jour», indique le chef de la direction de Chantier Davie Canada, Jared Newcombe, dans une note obtenue par Le Soleil.

Occasion manquée

En effet, le constructeur naval avait un beau projet en tête pour le navire 718 dont la construction est complétée à environ 75 %. Il avait proposé au gouvernement fédéral de le convertir pour en faire un navire de soutien multifonctionnel. Ottawa a fait la sourde oreille à la proposition de Davie.

Le chantier voit également des occasions d'affaires pour les deux bateaux de la classe Cecon à la suite de l'annonce faite, plus tôt cette semaine, par le premier ministre Justin Trudeau de la création du Plan de protection des océans. Une initiative de 1,5 milliard $ visant à prévenir les déversements d'hydrocarbures le long des côtes du Canada.

Selon Alex Vicefield, chef de la direction d'Inocea - le holding qui est propriétaire du chantier naval de Lévis -, les bateaux de la classe Cecon pourraient être convertis pour en faire des navires de patrouille des côtes canadiennes.

Si le navire 718 quittera Davie au cours des prochains jours, son jumeau - le 719 - ne bougera pas. À peine 40 % des travaux de construction ont été effectués sur le vaisseau.

Avant le 718 et le 719, il y a eu le 717, le Cecon Pride. Il a été livré à son propriétaire en août 2014. Aux dernières nouvelles, le Pride voguait vers la Malaysie.

En avril 2015, la société norvégienne Cecon avait fait faillite. 

C'est son créancier, York Capital Management, qui s'est retrouvé avec le 718 et le 719 sur les bras.

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