Airbnb: les dénonciations abondent

La présidente de l'Association des hôteliers de la... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

La présidente de l'Association des hôteliers de la région de Québec, Michelle Doré,  salue la contribution des citoyens qui sont plus nombreux à aider les autorités pour «épingler les illégaux».

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Depuis le mois d'avril, le nombre de dénonciations de citoyens pour des actes d'hébergement illégal a explosé à travers la province et dans la région touristique de Québec, a constaté Le Soleil.

Au Québec, depuis l'instauration le 15 avril de la loi 67 visant à mieux encadrer l'hébergement touristique, notamment l'utilisation des plates-formes Web comme Airbnb, la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ) et le ministère du Tourisme ont enregistré 606 actes de dénonciation comparativement à 157 pour la même période en 2015, un bond de 286 %. Pour la région de Québec, le nombre de dénonciations est passé pour la même période de 8 en 2015 à 77. Quant aux actes de dépistage, il a toutefois chuté de 234 à 163 en 2016 à travers la province et de 75 à 7 pour la région.

Pour expliquer la baisse du nombre d'actes de dépistage, malgré l'augmentation du nombre d'inspecteurs en poste - ils sont aujourd'hui 23 -, le ministère du Tourisme (MTO) souligne dans un courriel que «les dénonciations sont traitées en priorité. Par conséquent, le temps passé à traiter les dénonciations résulte en une diminution du nombre de dépistages».

Quant au nombre d'amendes distribuées aux propriétaires fautifs, il demeure toujours très faible. Seulement 3 constats d'infraction ont été remis dans la région et 10 à travers la province au cours des derniers mois.

«Le processus menant à l'imposition d'amende pouvant prendre plusieurs mois, il est normal que le nombre de personnes qui ont plaidé ou qui ont été reconnues coupables soit peu élevé pour l'instant», affirme le ministère du Tourisme, notant ne pas détenir d'information sur le montant des amendes réclamées aux personnes coupables.

Du côté de l'Association des hôteliers de la région de Québec (AHRQ), on déplore le fait qu'il y «ait très peu de sanctions jusqu'à présent». La présidente de l'Association Michelle Doré salue toutefois la contribution des citoyens qui sont plus nombreux à aider les autorités pour «épingler les illégaux». D'ailleurs, l'AHRQ avait fait parvenir à tous ses membres au printemps une lettre les invitant à déposer des plaintes formelles pour aider le travail des enquêteurs.

Dans le document, dont Le Soleil a obtenu copie, l'AHRQ indique entre autres comment déposer les plaintes et insiste sur l'importance de le faire auprès de la CITQ ainsi qu'à la Ville de Québec. «Tout d'abord, si une plainte n'est déposée qu'à la CITQ ou qu'à la ville de Québec, les deux services d'enquête n'auront pas le droit d'échanger des informations sur un cas précis. [...] Déposer une plainte aux deux endroits fera progresser le dossier plus rapidement et les sanctions subies par le fraudeur en seront probablement plus grandes», peut-on lire.

Attestations en hausse

Quant au nombre de demandes d'attestation de classification, la CITQ en a reçu 1223 nouvelles entre le 15 avril et le 30 octobre, comparativement à 648 pour la même période en 2015, une augmentation de 89 %. Et 406 attestations ont été délivrées au cours des sept derniers mois.

Pour la région de Québec, des 136 demandes formulées pour une nouvelle attestation, 36 permis ont été délivrés. L'an dernier, 52 demandes avaient été déposées pour l'obtention d'un permis, entre autres pour une résidence de tourisme, un établissement hôtelier ou un gîte. Quatre attestations avaient alors été accordées.

«La variation entre le nombre d'attestations délivrées par rapport à celles demandées peut s'expliquer de différentes façons», note le Ministère. «Après vérification par le MTO auprès de la municipalité, l'usage est non conforme au règlement de zonage. Il y a également l'abandon du projet d'ouverture de l'établissement d'hébergement touristique par l'exploitant pour différentes raisons. Où le dossier est toujours en traitement par le mandataire», poursuit-il.

En cas d'infraction, les amendes au ministère du Tourisme varient entre 2500 $ et 25 000 $ par jour pour une personne et 5000 $ à 50 000 $ par jour pour une entreprise.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer