TransCanada garde le cap sur Énergie Est, malgré l'élection de Trump

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«Avec l'élection de M. Trump, nous voyons une possibilité de rediscuter du projet», reprend M. Duboyce à propos de Keystone XL, qui avait été rejeté par l'administration Obama en novembre 2015.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Même si l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis ramène la possibilité de voir se réaliser l'oléoduc Keystone XL, TransCanada assure que le projet Énergie Est demeurera aussi sur les rails quoi qu'il arrive.

«Énergie Est doit desservir un marché très différent de celui de Keystone XL et les deux projets sont appuyés par les expéditeurs de pétrole de l'Alberta. Les producteurs pétroliers veulent transporter leur produit aux raffineries ou au port d'exportation. Il n'y a donc aucun danger pour Énergie Est. N'oublions pas que quand ce projet a été lancé en 2013, Keystone XL était déjà à l'étude par les autorités canadiennes et américaines», a expliqué au Soleil Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada.

«Les trois raffineries de l'est du pays [Suncor à Montréal, Valero à Lévis et Irving Oil à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick)] importent des milliers de barils de pétrole par jour de pays comme l'Arabie Saoudite, le Nigeria ou les États-Unis parce qu'on manque de capacité d'oléoducs au Canada. Elles ont donc aussi besoin d'Énergie Est pour réduire leur dépendance au pétrole étranger, comme les raffineries de l'Ontario dont presque 100 % du pétrole provient de l'Ouest canadien», poursuit M. Duboyce.

Les trois raffineries de l'est alimentent aussi une partie nord-est des États-Unis via le terminal d'exportation d'Irving Oil, qui pourrait aussi permettre d'exporter du pétrole brut en Europe.

830 000 barils par jour

Tout comme Énergie Est, le point de départ de l'oléoduc Keystone XL serait la ville albertaine d'Hardisty, un important point de stockage de pétrole. L'oléoduc l'amènerait ensuite vers Monchy, en Saskatchewan, puis vers Steele City, au Nebraska, avec une capacité de 830 000 barils par jour.

De là, le pétrole canadien prendrait la route du sud du Texas et de la Louisiane, dont les nombreuses raffineries doivent pour l'instant importer des millions de barils de pétrole de pays comme le Venezuela.

«Avec l'élection de M. Trump, nous voyons une possibilité de rediscuter du projet», reprend M. Duboyce à propos de Keystone XL, qui avait été rejeté par l'administration Obama en novembre 2015.

Durant sa campagne électorale, Donald Trump avait mentionné qu'il était lui-même favorable au projet. «Depuis l'élection, on cherche une façon d'aborder éventuellement le sujet avec la nouvelle administration, mais on ne tient rien pour acquis», a-t-il conclu.

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