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Trump au pouvoir: les entreprises du Québec doivent viser le monde

Le futur patron de la Maison-Blanche peut-il nuire... (AP, Pablo Martinez Monsivais)

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Le futur patron de la Maison-Blanche peut-il nuire aux entreprises québécoises?

AP, Pablo Martinez Monsivais

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(Québec) L'élection de Donald Trump à la tête des États-Unis mercredi a créé de l'incertitude dans le monde des affaires. Qu'adviendra-t-il, entre autres, de l'ALENA et du Partenariat transpacifique (PTP)? Le futur patron de la Maison-Blanche peut-il nuire aux entreprises québécoises?

Pour le président du Groupe Optel, Louis Roy, à court terme, les nuages à l'horizon ne sont pas si noirs, mais à long terme, il y a une inquiétude. Les compagnies doivent continuer de tenter de percer le marché américain tout en regardant attentivement pour d'autres occasions d'affaires à travers la planète.

«Selon moi, il n'y aura pas d'impact pour les deux prochaines années. C'est une très grosse machine», estime M. Roy, dont l'entreprise est basée dans le Parc technologique du Québec métropolitain. «Est-ce que le Sénat et la Chambre des représentants vont appuyer son isolationnisme? Ce n'est pas si sûr. Mais si cela arrive, il faut que les entreprises se diversifient. Certaines ont une dépendance très forte envers un marché», déplore-t-il, notant que l'Europe et l'Asie sont actuellement des endroits très alléchants pour différents secteurs.

Le Groupe Optel, qui se spécialise dans la conception d'équipements de contrôle de la qualité sur les chaînes de production, brasse entre autres des affaires chez nos voisins du sud, mais aussi à travers l'Europe, l'Amérique du Sud et l'Asie. L'entreprise possède des installations à Québec, ainsi qu'en Irlande, en Inde et au Brésil. 

Afin d'avoir une présence physique aux États-Unis, la compagnie envisage d'ailleurs de procéder à une acquisition en 2017 ou en 2018. «Cela va nous protéger contre une forme d'isolationnisme américaine», confie M. Roy.

Selon le fondateur d'Optel, «avec l'attitude de M. Trump», qui a entre autres durant sa campagne électorale dénoncé les politiques d'immigration du pays, livré des attaques contre la Chine et le Japon et remis en question certains accords commerciaux, comme l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et le PTP, les États-Unis pourraient perdre «leur pôle de centre mondial, et la prochaine place pourrait être l'Asie», estime l'homme d'affaires. «Je pense que cette situation devrait être un coup de pied dans le derrière de tous les entrepreneurs qui exportent et qui sont dépendants des États-Unis. Il faut réagir et regarder ailleurs. À long terme, peut-être que l'effet Trump pourrait avoir un impact. [...] La fermeture des frontières américaines, si cela se produit, va avoir des effets négatifs mondiaux.»

Du côté du Groupe Canam, les entreprises ayant pignon sur rue aux États-Unis ont peut-être moins à s'inquiéter des propos protectionnistes livrés au cours des derniers mois par le magnat de l'immobilier, dont Forbes évalue le portefeuille personnel à 3,7 milliards $US.

«Groupe Canam possède 16 usines aux États-Unis et 7 au Canada. Cette présence des deux côtés de la frontière nous procure une flexibilité face aux fluctuations des devises et aux pressions protectionnistes. Par ailleurs, les républicains ont exprimé leur intention de maintenir les investissements dans les infrastructures, un domaine où nous sommes actifs aux États-Unis», a soutenu le président et chef de la direction, Marc Dutil.

CGI rassurante

Même son de cloche pour le Groupe CGI, qui n'entrevoit pas de remous dans son marché le plus important. En poste depuis à peine plus d'un mois, le président et chef de la direction de la multinationale informatique québécoise, George Schindler, a tenté de se montrer rassurant, mercredi.

«Tous les quatre ou huit ans, il y a un cycle de changement au sein du gouvernement», a-t-il dit. «La nouvelle administration a des priorités qui ne peuvent être réalisées sans la technologie. C'est de la façon dont nous approchons la situation.» 

Pour le président de Maibec, dont le siège social est dans le secteur Saint-Romuald, à Lévis, l'élection de M. Trump comme 45e président des États-Unis n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle. 

«Avec un homme d'affaires en poste, je pense qu'il va chercher à dynamiser l'économie. Il a comme objectif d'augmenter la vitesse de croisière des États-Unis. C'est une nouvelle qui peut s'avérer positive dans le temps», conclut François Tardif.  Avec La Presse canadienne

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