Sagesse, retenue et... expérience

Claude Béland, l'ancien patron de Desjardins, et Jean-Pierre... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Claude Béland, l'ancien patron de Desjardins, et Jean-Pierre Léger, ancien pdg des Rôtisseries St-Hubert, ont accueilli l'élection de Donald Trump avec retenue. Les deux hommes d'affaires estiment qu'il vaut mieux attendre que le nouveau président américain soit assermenté avant de s'inquiéter.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Lui a dirigé le Mouvement Desjardins. L'autre a commandé l'empire du poulet St-Hubert. Ils ont atteint l'âge où l'on réagit avec plus de calme quand survient un tremblement de terre. Les deux sont donc plutôt posés au lendemain de la victoire du républicain Donald Trump chez nos voisins du sud.

«Ceux qui ont des titres américains dans leur portefeuille, ça les inquiète autant que les Américains... qui ont réagi aussi», commente avec retenue Claude Béland, l'ancien patron de Desjardins. «Tous les titres américains - j'en ai peut-être six, sept - tous les titres américains ont baissé. Même des très bons comme Heinz, qui appartient à Warren Buffett, qui était un excellent titre, il a baissé.»

Mais lui n'a effectué aucune transaction sur ses actions : «J'en ai un petit portefeuille, j'ai des titres américains. Je n'ai rien touché. J'ai regardé ce matin et, oups!, ils avaient pas mal reculé.»

«C'est drôle, c'est une réaction que je n'ai pas, moi, parce que la Bourse, ça s'évalue dans le temps. Si tu passes ton temps à vendre dès que ça baisse...»

Il pense que les cours reprendront du mieux quand les esprits se seront calmés. Et lance une recommandation d'achat bien ironique : «Les compagnies de construction de murs, là elles vont monter!»

À ses côtés, Jean-Pierre Léger, aujourd'hui président du conseil d'administration de la Fondation St-Hubert, du nom de l'entreprise familiale qu'il a vendue récemment. Tout aussi relax. «M. Trump a déclaré beaucoup de choses. Il va entrer en fonction dans deux mois et c'est là qu'on va voir.»

Inquiétude

Vrai que sa diatribe engendre l'inquiétude, dit-il. «Les Bourses étaient à la baisse ce matin. Ça crée de l'incertitude dans les marchés. Même le peso mexicain a baissé.»

Mais toutes les entreprises n'ont pas à craindre de ressac. Il cite en exemple ses anciennes rôtisseries : «Chez St-Hubert, la majorité de nos produits, c'est du Québec ou du Canada. Ça n'a pas d'impact pour St-Hubert.»

Ce sera plus difficile pour les grands exportateurs comme l'industrie du bois, du moins le temps que Donald Trump abatte ses cartes quant au maintien ou non des grands accords internationaux. «Les Américains sont toujours très ouverts au libre marché. Mais quand ça ne favorise pas leurs industries, ils veulent fermer leurs frontières.»

«C'est les pires. C'est les pires, acquiesce Claude Béland. Il y a un journaliste qui a demandé à M. Trump s'il était pour la mondialisation. Il a dit : "Non, je suis pour l'américanisation."» Il le compare même aux pires nationalistes de l'histoire moderne.

On comprend vite que le Trump d'Amérique ne plaît pas à M. Béland. «Dans sa liste de promesses, il a promis de baisser les impôts des plus riches...», se désole-t-il.

Au-delà des discours enflammés de la campagne, que restera-t-il de toutes les promesses? «On ne le sait pas, dans sa grande liste, qu'est-ce qu'il va faire, qu'est-ce qu'il ne fera pas.»

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