Trump, une inquiétude pour les entreprises d'ici?

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Donald Trump a remis en question certains accords commerciaux, comme l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et le Partenariat transpacifique (PTP).

AP, Matt Rourke

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(Québec) Au cours des derniers mois, le candidat à l'élection américaine Donald Trump a fait grincer des dents, entre autres avec ses propos protectionnistes, plusieurs dirigeants d'entreprise canadienne. Aujourd'hui, à cinq jours de l'élection, les compagnies doivent-elles s'inquiéter?

Durant sa campagne, le magnat de l'immobilier a notamment dénoncé les politiques d'immigration du pays, il a également livré des attaques contre la Chine et le Japon. Il a aussi remis en question certains accords commerciaux, comme l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et le Partenariat transpacifique (PTP). N'oublions pas aussi le mur qu'il souhaite ériger entre les États-Unis et le Mexique.

Pour Jean Proteau, coprésident de l'entreprise d'usinage APN, qui produit des pièces de haute précision pour les secteurs de la défense et de l'aéronautique, les idées du milliardaire ne l'empêcheront pas de prendre de l'expansion comme entreprise si des occasions d'affaires se présentent. Il avoue toutefois être quelque peu inquiet par certaines des visées de M. Trump.

«Tout d'abord, que ce soit un démocrate ou un républicain qui est élu, je ne suis pas prêt à dire qu'on va voir un changement majeur dans mon secteur. Il y a tellement d'emplois liés au monde de la défense. Une modification aurait un impact trop important sur l'économie», a indiqué M. Proteau lors d'une conférence devant des gens d'affaires de la région organisée par Québec International.

L'entreprise APN, qui est installée dans le Parc technologique du Québec métropolitain, possède également deux autres compagnies à San Diego, soit les manufacturières S&S Carbide Tool et Southern California Carbide.

«Si c'est Trump qui est élu, nous avons tendance à penser que c'est lui qui va décider, mais le Sénat a énormément d'impact dans les décisions. Ils ne partagent pas tous ça vision. Il va avoir ses lignes directrices, mais je ne suis pas prêt à dire qu'il va pouvoir changer du tout au tout. Il va devoir s'asseoir et peser les pour et les contre», estime M. Proteau, qui promet de suivre attentivement la prochaine élection.

L'entreprise envisage d'ailleurs de s'établir au Mexique au cours des cinq prochaines années. Certaines des mesures soulevées par M. Trump pourraient donc avoir un impact important sur sa compagnie.

«Je regarde présentement la possibilité de copier le modèle d'affaires de mon usine au Québec, au Mexique, à travers une acquisition. On veut voir avec nos connaissances si on ne peut pas battre la compétition mexicaine», confie le patron de 130 employés, conseillant aux jeunes entreprises de ne pas avoir peur de pousser leurs produits vers l'étranger.

John Parisella (directeur exécutif - Campus Montréal), Jean... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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John Parisella (directeur exécutif - Campus Montréal), Jean Proteau (coprésident de l'entreprise d'usinage APN), Yan Cimon (professeur titulaire du Département de management de l'Université Laval) et Carl Viel (pdg de Québec International) étaient présents à Québec, mercredi, pour discuter de l'impact de la présidentielle américaine sur les occasions d'affaires des entreprises canadiennes.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pas trop d'inquiétudes

Selon Yan Cimon, professeur titulaire du Département de management de l'Université Laval, les entreprises canadiennes n'ont pas à s'inquiéter, du moins à court terme, de l'impact de Trump, s'il est élu.

«Le 8 novembre, le monde ne s'écroulera pas. La frontière va demeurer ouverte. [...] Que ce soit Hillary Clinton ou Donald Trump, personne n'a intérêt à se désengager avec le Canada et vice versa. Près de huit millions d'emplois américains dépendent de la relation avec le Canada et trois millions de Canadiens dépendent de la relation avec les États-Unis, affirme M. Cimon. Nos destins sont un peu scellés. La bonne nouvelle, c'est qu'on ne laisse pas indifférents les Américains», ajoute-t-il, ne croyant pas que M. Trump puisse réaliser tous ses objectifs. «Certains auraient des impacts trop négatifs sur leur économie.»

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