La Banque Nationale abolit 600 emplois... et embauche 500 personnes 

À compter du 1er novembre, environ 50 personnes... (Archives La Presse canadienne)

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À compter du 1er novembre, environ 50 personnes par mois devraient quitter la Banque Nationale. Environ 70 % des licenciements s'effectueront au Québec.

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La Presse Canadienne
Montréal

La Banque Nationale (TSX : NA) procède à une deuxième restructuration en deux ans, qui touche cette fois 900 postes, dont au moins 600 qui seront supprimés au cours des 12 prochains mois.

L'institution financière québécoise a attribué sa décision au virage numérique qui touche l'ensemble du secteur bancaire ainsi qu'à une nécessité de réduire ses coûts.

«Dans le contexte actuel, la banque doit assurer sa croissance, non seulement par ses revenus, mais aussi par un meilleur contrôle de ses dépenses», explique jeudi le président et chef de la direction de la Banque Nationale, Louis Vachon, dans un courriel envoyé aux employés que La Presse canadienne a pu consulter.

En date du 31 juillet, l'institution financière comptait 19 860 employés au Canada et 1871 à l'extérieur du pays.

La Banque Nationale est la plus récente institution financière à réduire la taille de son effectif. Récemment, la Banque Laurentienne et le Mouvement Desjardins ont annoncé des restructurations, tout comme la Banque de Montréal, la Banque Scotia, la Banque TD ainsi que la CIBC.

À compter du 1er novembre, environ 50 personnes par mois devraient quitter la Banque Nationale, qui offrira également des départs à la retraite ainsi que des réaffectations à 300 autres employés. Environ 70 % des licenciements s'effectueront au Québec - le principal marché de la banque.

Il y a un an, l'institution financière avait supprimé plus de 400 emplois dans le contexte de morosité économique en plus de procéder à une émission d'actions de 300 millions $.

Tous les secteurs devraient écoper, selon le porte-parole de l'institution financière, Claude Breton.

«Ce n'est pas un enjeu de croissance, a-t-il dit. C'est une transformation numérique de l'économie. Les clients demandent des services différents et veulent de moins en moins entrer dans une succursale pour effectuer des transactions.»

Cette restructuration ne devrait toutefois pas se traduire par une réduction de la taille du réseau de la Banque Nationale de quelque 450 succursales, a affirmé M. Breton, soulignant toutefois que la superficie de certaines succursales pourrait être réduite.

Meilleure offre numérique

Celui-ci a précisé que les clients de la banque auront accès à une offre numérique élargie et plus efficace. Ils pourraient ainsi prendre un rendez-vous en succursale par l'entremise d'un centre d'appel ou recevoir des conseils directement en ligne.

Cette autre restructuration devrait se traduire par des économies de 120 millions $ avant impôt, selon l'institution financière québécoise, qui divulguera ses résultats du quatrième trimestre le 2 décembre.

Selon M. Breton, il ne devrait pas y avoir d'importants licenciements à annoncer au cours de la prochaine année. «Ce n'est pas au menu en 2017, a-t-il dit. Est-ce qu'il y en aura d'autres dans les prochaines années? L'économie bouge beaucoup, il faut s'ajuster. Ce n'est pas uniquement propre à la Banque Nationale.»

En dépit de cette importante vague de licenciements, l'institution dit avoir 500 postes à pourvoir dans des secteurs comme celui des technologies, de la vente ainsi que des services.

Robert Sedran, de Marchés des capitaux CIBC, ne s'est pas formalisé de la charge de restructuration, estimant qu'à terme, elle permettrait à la Banque Nationale de réduire ses coûts. «Compte tenu de l'importance d'accroître l'efficacité, toutes les banques mettent l'accent sur cet aspect», écrit l'analyste dans une note.

La Banque Nationale estime que son ratio de fonds propre de catégorie 1 sous forme d'actions ordinaires, qui mesure la résilience des banques, glissera de 14 points de base pour s'établir à 10 %.

Au troisième trimestre, l'institution financière avait engrangé des profits de 478 millions $, ou 1,31 $ par action, en hausse de 6 %, sur des recettes de 1,56 milliard $, en progression de 3 %.

En fin de journée jeudi, à la Bourse de Toronto, l'action de la Banque Nationale s'échangeait à 47,72 $, en hausse de 82 ¢, ou 1,75 %.

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