Mine Arnaud: IQ «manque de sérieux», dit le milieu des affaires septilien

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Le vice-président de la Chambre de commerce de Sept-Îles, Steeve Chapados, et la directrice générale, Émilie Paquet, se sont adressés à la presse mercredi, accompagnés de plusieurs de leurs membres.

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Le Soleil

(Sept-Îles) Le milieu économique de Sept-Îles n'est pas tendre à l'endroit d'Investissement Québec, principal actionnaire de Mine Arnaud, et lui réclame «plus de sérieux» dans ses démarches pour éviter que le projet de 850 millions $ leur glisse entre les mains en ces temps moroses.

«On pense qu'Investissement Québec, jusqu'à maintenant, fait preuve de laxisme dans le dossier de Mine Arnaud», a martelé le vice-président de la Chambre de commerce de Sept-Îles, Steeve Chapados, dans une démonstration de force mercredi. Plus d'une centaine de gens d'affaires s'étaient réunis, scandant «Go Mine Arnaud».

«On pense qu'ils [Investissement Québec] sont capables de mener à terme le dossier, ils ont les ressources et les compétences pour le faire, mais ils doivent démontrer plus de sérieux», a-t-il ajouté lors d'un point de presse, sous les applaudissements des membres rangés derrière leur organisation.

Ce que la chambre de commerce souhaite, c'est d'être «partie prenante» des actions de la société d'État pour démarrer l'exploitation d'une mine d'apatite à Sept-Îles. Mardi, Le Soleil révélait que le seul partenaire de l'État, Yara International ASA, choisissait de réinvestir dans le projet, un an après en avoir décidé autrement.

Une nouvelle saluée par la communauté économique, mais qui n'apaise pas toutes ses préoccupations à l'heure où l'économie régionale tourne au ralenti avec la débâcle du prix du fer. «Il y a des démarches-clés, une fenêtre d'opportunité très, très positive et on veut que le dossier s'accélère», a indiqué M. Chapados.

C'est que Sept-Îles a encore de travers l'abandon, par FerroQuébec, de la construction d'une usine de silicium à Port-Cartier, un projet de près de 400 millions $ qui a tardé à recevoir le feu vert environnemental de Québec. «Ça nous prend un plan d'action clair, un échéancier accéléré. Mine Arnaud doit devenir le projet prioritaire», lance-t-il.

La Chambre rappelle que la société d'État avait promis, au moment où Yara a suspendu ses investissements à l'automne 2015, de venir à la rencontre de ses membres et de mettre en place un plan de communication avec la communauté, deux promesses qui n'ont toujours pas été tenues, a dénoncé l'organisme.

Investissement Québec, pour sa part, assure aller «le plus rapidement [qu'elle] peut» pour voir démarrer la construction de sa mine et affirme que «beaucoup» a été fait «dans l'ombre» dans la dernière année, notamment pour réduire la facture de son projet et pour dénicher des acheteurs et des investisseurs.

«Ce sont des discussions qu'on ne peut dévoiler», a soulevé la porte-parole, Chantal Corbeil. «Avec le retour de Yara, chaque fois qu'on aura des nouvelles, on va les communiquer.» Des représentants de la société d'État doivent aussi se rendre à Sept-Îles en novembre et promettent de rencontrer la communauté socioéconomique.

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